jeudi 24 janvier 2013

EL VALLE, PROVINCE DE COCLÉ, 22 ET 23 JANVIER 2013.

Nous sommes sortis sains et saufs de Ciudad Panama avec notre Hyundai Elantra louée chez Avis. Le pont du Centenaire, l'autoroute Transamerica et nous voici en route pour El Valle de Anton, dans la province de Coclé. Cent trente kilomètres plus tard, nous voilà arrivés au bout de la route qui se termine dans cette vallée sise au fond d'un volcan éteint depuis quelques millions d'années. Des montagnes sur 360 degrés, dont certains sommets frôlent les 1200 mètres au dessus du niveau de la mer. Vers le nord ouest, sur les sommets, se profile la silhouette de l'India Dormida. C'est -à-dire un massif qui, si on se sert de son imagination, peut faire penser à une indienne endormie. Mireylla, la tenancière des Cabanas Potosi où nous logerons deux nuits, parle au moins quatre langues, dont heureusement le français. Elle est très volubile et ne se fait pas prier pour nous inonder d'informations sur la région. À un ou deux kilomètres du centre du village, son petit coin de paradis est tranquille et inspirant. Un beau jardin, des oiseaux multicolores, des voisins invisibles.
 
 
Il vente très fort. C'est apparemment exceptionnel en janvier. Cette forte brise est habituellement le fait des mois d'avril et mai. On se croirait à l'Isle-aux-Grues lorsque le nordais fait craquer les murs. Bien avant l'aurore le chant des coqs nous invite à sortir des draps. Parfois, le jappement des chiens les accompagnent. On dirait cette fois la Turquie ou le Mexique. Nous nous souvenons en effet qu'à chaque matin l'aboiement des chiens nous y levait du lit. Tous ces signes de la nature n'ont rien d'urbain. Nous voilà arrivés en pays champêtre.
 
 
Après un copieux déjeuner chez Massie, nous voilà partis pour le zoo El Nispero. Toute l'avant midi nous nous familiarisons avec la faune et la flore du Panama. Les oiseaux y sont particulièrement colorés, comme dans les films. À la différence que nous pouvons les contempler de visu cette fois de même que certains mammifères exotiques comme le tapir, l'ocelot et un félin qui nous était inconnu, soit le chat loutre. Nous dînons Chez Pepe, où on nous sert de délicieux ceviches, avec du manioc frit et des galettes de Plantin.
 
 
Puis, nous partons à pied pour la chute Chorro de Mozas ou la Fontaine des Jeunes Filles. Rien de spectaculaire, mais une marche agréable et surtout à l'ombre dans le lit à moitié desséché d'une rivière. Trois adolescents nous rappellent nos bravades de jeunesse. Du haut des rochers, ils se jettent dans le bassin au pied de la cascade. Trois jeunes étatsuniens en vacances se font griller sur des pierres plates. Au retour, nous nous amusons de l'allure coquace d'une ''bécosse'' en bambous qui borde la route de terre. Nous nous exclamons à la vue d'une demi douzaine de nids d'oropendolas qui pendent aux branches d'un même arbre gigantesque. Nous voilà rendus à nos cabanas. Le vent souffle toujours. Nous serons bien sur notre terrasse à rédiger notre journal de bord.Cette nuit encore nous dormirons bien, accompagnés par le chant colérique du nordais.

dimanche 20 janvier 2013

CIUDAD PANAMA,DU 15 AU 20 JANVIER 2013.

Départ en fin de nuit de Miami. L'avion décolle à 9h 25.Trois heures plus tard, le vol 0831 d'American Airlines se pose à Ciudad Panama. À la sortie de l'aérogare, M. Wever est bien présent, son panneau en main, sur lequel on peut lire le nom de Jacques. Il nous conduit sains et saufs à l'hostal Uracca, sur la Calle 44, en plein centre ville, à deux pas du Parque Uracca. Blotti entre deux tours immobilières modernes et blanches, le petit hôtel orange d'un étage avec sous sol se fait tout humble. Une tache de couleur,appétissante et accueillante. La tenancière , tout sourire, nous enregistre et nous donne deux porte clés en bois de dix pouces de long par deux de large. De vraies bouées. Ce sera 10$ d'amende si nous les perdons. Tout cela en espagnol. Seuls les clients parlent anglais ici.

Nos chambres sont petites mais coquettes. Nous sommes dans une espèce de pension où chacun peut faire sa bouffe et entreposer ses provisions dans les deux frigos communautaires. La majorité des pensionnaires a moins de trente ans. À voir la clientèle, on pourrait se croire dans une auberge de jeunesse. Le soir, tout ce beau monde regarde la télé ou son écran de portable dans la salle commune ou tout simplement lit ou jase en groupe sur la terrasse extérieure. Le matin, ils peuvent s'y faire cuire des rôties, s'y servir un café ou une tisane, boire un jus. C'est la maison qui l'offre. En après midi, des fauteuils et des hamacs ne demandent pas mieux que de leur y offrir une sieste pour traverser la canicule.

Notre deuxième journée se passe dans le Viejo Casco, soit le vieux Ciudad Panama. On se croirait dans une ville récemment bombardée et en reconstruction. Les vieux édifices y sont en lambeaux. L'effort de remise à neuf du vieux quartier est titanesque. Il reste tellement à faire que trop d'édifices historiques sont fermés. Les rues sont pleines de trous et de machinerie. Malgré cette déconvenue, notre visite nous permet d'imaginer combien ce quartier sera agréable à voir et à marcher dans quelques années. Nous terminons notre journée en traînant nos savates et en léchant les vitrines de la rue piétonnière Avenida Central du quartier Santa Ana. Belle occasion pour y scruter, mine de rien, la variété ethnique typique à cette capitale.

Il semble toujours faire beau et surtout chaud à Ciudad Panama. Nous prenons tout notre temps pour déjeuner, faire des provisions, prendre un bain de foule dans une cafétéria du Mercado Central, aller poser des questions au sujet de notre éventuelle location d'automobile chez Avis, préciser notreprogramme d'activités pour les prochains jours dans la région immédiate. Nous ne voyons pas le temps passer.

Déjà nous avons soupé. La brise nous rafraichit sous la pergola, Un groupe de ''back packers'' s'entretient avec le patron au comptoir. Ils ne s'entendent pas. Les jeunes repartent se chercher un lit ailleurs. Un portable traîne sur une table. Il en sort une musique rythmée qui n'a rien d'espagnol. On pourrait être dans un bar de Boston ou San Francisco. Belle ambiance d'une soirée d'été, en plein ''hiver'' de janvier. La température moyenne au Panama est de 27degrés centigrades à l'année longue.

Vendredi bien rempli aujourd'hui. Cinq taxis, deux autobus, un autocar, un train. Les deux derniers pour traverser du Pacifique à l'Atlantique et vice versa. Seulement 80 kilomètres d'une mer à l'autre, soit la longueur du canal de Panama, c'est-à-dire la distance entre les deux villes les plus populeuses du Panama, Ciudad Panama et Colon. 


Deux façons de bien mesurer la grandeur et la beauté du canal. D'abord, sur une plateforme entre deux trains de la Panama Canal Railway Company. En effet , la voie ferrée longe une majeure partie du bras d'eau, ce qui permet aux passagers de le suivre sans devoir y naviguer. Puis, sur un belvédère vitré, nous pouvons nous offrir le loisir d'assister à la lente remontée des navires, sur une hauteur de 90 pieds,de la mer des Caraïbes jusqu'au grand lac réservoir Gatún. La dimension des écluses est impressionnante de même que la rapidité des pompes à hisser ces bateaux mastodontes dans les trois bassins ascenseurs qui se succèdent. Toute cette infrastructure qui date de 1914 nous en met plein les yeux.

Colon a une très mauvaise réputation. Tous les guides de voyage recommandent de s'y aventurer le moins possible à pied, sauf dans la Zone Franche de même qu'à certains endroits précis plus touristiques et surveillés. C'est donc en taxi que nous y circulons. Ceci pour constater combien pauvre et délabrée est cette ville. Les maisons sont sales, décrépies et à l'abandon. Les rues sont cahoteuses et trouées de nids ''d'autruches''. Les gens sourient peu, sauf exceptions, si on les aborde.

Entre Colon et l'écluse de Gatun, notre randonnée en autobus local brinquebalant nous offre un bon moment. Surtout au retour, dans un véhicule bondé, duquel les passagers debout à l'avant doivent sortir pour faire place à quiconque est arrivé à destination. Sur un mur intérieur, on peut lire ''Decorado por Carlos 2006''. Eh bien ce Carlos en avait certes fumé du bon lorsqu'il réalisa ce graffiti excentrique. Un colosse se tient debout dans l'entrebâillement de la porte ouverte. Il est le garant des clients confinés dans l'escalier, puisqu'il leur tient lieu de barrière les empêchant d'être éjectés dans la rue à chaque soubresaut. C'est aussi lui qui reçoit le paiement des passagers lorsque ceux ci évacuent le véhicule.

Il fait très chaud en ce samedi et nous sommes déjà en début d'après midi quand nous décidons de quitter l'hôtel. Nous débutons par un dîner copieux à La Rosa Del Vientos. Puis,une visite au musée du Canal s'avère un choix judicieux pour quiconque recherche un milieu climatisé. Tout est en espagnol. Il nous est difficile de profiter au maximum de la quantité énorme d'informations mises à notre disposition. Nous regardons surtout les photos et les films qui sont très éloquents sur l'immensité et la complexité du projet d'ingénierie. Nous sommes en mesure de constater que la machinerie utilisée au début du 20 ème siècle pour ce genre d'entreprise de génie civil était déjà très productive. De plus, l'exposition du musée nous trace un tableau historique des nombreuses démarches politiques, ponctuées d'évènements sanglants, qui ont mené à la cession du canal aux panaméens par les étatsuniens en 1999.

Par bonheur, il nous est possible de louer des écouteurs pour la visite commentée en français de l'exposition Gauguin tout à côté. Nous y apprenons des faits nouveaux sur la vie et l’œuvre de ce peintre français auquel nous avions déjà été initiés au Musée des Beaux-Arts du Québec. Notamment qu'il a vécu quelques semaines à Colon au Panama et qu'il y a alors travaillé pour la compagnie française de construction du canal.

De retour dans la chaleur des rues de Casco Viego, nous sommes à même de constater la qualité architecturale de tout ce quartier ancien qui a été laissé à l'abandon pendant des décennies. Ce coin du Panama sera un bijou à voir lorsque seront terminés les travaux de rénovation et reconstitution. Les filles deviennent vite en nage sous le soleil de plomb. D'urgence, elles doivent s'offrir un rafraichissement. Elles hésitent entre une '' SLUSH '' ou une glace. Finalement elles s'offrent un cornet de sorbet qu'elles arrivent à peine à lécher à temps tellement il fond vite. Le retour à l'hôtel se fait à pied via la promenade qui longe la Baie de Panama.Agréable randonnée à pied à travers le port et le marché des pêcheurs. Un salut en passant à l'imposante statue de Vasco Nunez de Balboa. Il fut le premier espagnol à traverser l'isthme jusqu'au Pacifique. Il a donné son nom à la devise du Panama. Un Balboa vaut un dollar américain. Nous traversons avec peine la voie urbaine rapide et achalandée à laquelle il a aussi donné son patronyme. Quelques pas dans les ruelles trouées et sans nom et nous voilà arrivés à l'hôtel Urraca.

Dimanche est le jour du repos. C'est ce que nous faisons. Toute la journée, nous sommes assis en plein air au second étage d'un autobus dédié à un tour de ville pour touristes. L'autobus répète une tournée en boucle. Nous pouvons en descendre en certains points prédéterminés, visiter les environs, puis y remonter à nouveau. Nous avions déjà passablement visité le centre ville. Cette randonnée nous permet de mieux connaître l'agglomération plus large de Ciudad Panama. Par exemple, nous avons maintenant une bonne idée de l'allure que pouvait avoir le quartier occupé par les administrateurs et les employés étatsuniens avant la cession du Canal en 1999. Une reproduction d'une petite ville de Floride. Nous choisissons de dîner dans un restaurant italien , sur l'ile de Flamenco, à la toute extrémité du Calzado ( '' Causeway'' ) de Amador. Cette chaussée qui unit quatre iles au continent fut aménagée par les étatsuniens lors de la construction du canal. Il fallait bien trouver un endroit pour déposer les agrégats extirpés du chenal. Il en est résulté une presqu'ile artificielle de six kilomètres de long. Celle ci permet une avancée dans la Mer du Sud ( devenue Océan Pacifique ). Confortablement installés , nous optons pour la définition suivante du mot ''bonheur'' : ''prendre un bon repas sur l'île de Flamenco, avec comme panorama la vieille et la nouvelle Ciudad Panama au nord de même que les nombreux bateaux en file au sud, qui sortent du Canal ou qui attendent leur tour pour y transiter '' . Tout y est beau et invitant. De superbes marinas, une mer turquoise, des dizaines de gratte-ciel en ligne qui rappellent le profil de Hong Kong. 

Certaines de ces hautes tours à logements sont occupées par de riches étatsuniens et canadiens venus se réfugier à la chaleur du Panama. Et il s'en construit encore. Nous en avons vu cinq en cours de construction. Étonnant pour une agglomération de seulement 1,2 millions d'habitants. On peut douter que ces bâtiments luxueux et impressionnants appartiennent tous à des panaméens. Ils sont plutôt vraisemblablement le fait du commerce international généré par le Canal, avec toutes les activités de distribution, de courtage, d'assurance, d'import export et de financement qui gravitent autour. Certaines mauvaises langues parlent même de blanchiment d'argent. Il faut se rappeler que Panama est la deuxième plus importante zone franche au monde ( soit après Hong Kong) .

Tout cela pour dire que Panama connaît certes lui aussi son lot de corruption, d'écarts entre riches et pauvres et de pauvreté tout court. Toutefois, sans pouvoir la quantifier, une part des richesses emmenées par toute cette fébrilité économique profite aux panaméens, du moins si on se fie à la très grande importance des travaux publics constatés partout dans la capitale. Bien que pour attirer les capitaux étrangers le gouvernement accorde d'importants congés fiscaux, il semble tout de même en résulter quelque part certaines retombées pour la population locale.Dans quelle proportion, nous l'ignorons.Possiblement peu en termes relatifs, compte tenu de l'importance titanesque des sommes en cause. Tout de même beaucoup en termes absolus. En témoigne notamment le fait que l'éducation primaire et secondaire est gratuite au pays, incluant les fournitures scolaires.L'école y est obligatoire jusqu'à la neuvième année. Le taux d'alphabétisation y est de 90 pour cent.

Nous voilà rendus à lundi, la dernière journée de notre séjour d'une semaine à Ciudad Panama. Demain mardi, en route pour El Valle dans la province de Coclé. Pour clore notre séjour dans la capitale, nous décidons de visiter el Parque Metropolitan. Quatre kilomètres de marche dans quatre sentiers qui équivalent à un cours de forêt tropicale sèche et de forêt tropicale humide 101. Des arbres immenses que quatre hommes auraient peine à entourer. De beaux papillons dont un superbe aux ailes bleues. Une fourmilière géante dont les habitants par milliers nous font une longue parade sur des centaines de pieds. De longues et grosses lianes qui pendent de partout et que Tarzan aurait certes appréciées.Deux basto gato de la grosseur et de la couleur d'un lièvre . Des oiseaux du paradis, des diffenbachias et d'autres plantes exotiques, qui poussent ici naturellement alors qu'au Québec elles décorent nos salons. Un des sentiers mène au sommet d'une colline. De là, nous bénéficions sur 360 degrés d'une vue panoramique sur la ville, sur le Parque National Camino de Cruces, sur la Calzado de Amador et son ile Flamenco, sur le Mont Ancon, sur l'écluse Miraflores, la Ciudad del Saber et l'ancien quartier Clayton des étatsuniens qui travaillaient au Canal avant 2000. Bref, si nous avions grimpé ce promontoire à notre arrivée dans la capitale, nous aurions vu défiler la carte de la cité sous nos pas.

À demain donc à El Valle de Anton.



CLIQUER POUR AGRANDIR

La hostal Urraca, callé 44, Ciudad de Panama



 Une des maisons délabrées du Casco Viejo


Vont elles perdre leurs boules !!!!!
Un fabricant itinérant de ''SLUSH''

Les pêcheurs sont revenus au port

Vasco Nunez de Balboa, découvreur de la mer du Sud (Pacifique)

mercredi 16 janvier 2013

Panama City

Bonjour à tous
Un petit mot pour vous informer que nous sommes au Panama depuis mardi. Notre voyage fut très agréable. Nous logeons à l'Hostal Urraca, calle 44 #2-112, Bella Vista (Quartier).

Nous reviendrons prochainement avec des récits.
Suzanne, Thérese, Jacques et Luc

dimanche 13 janvier 2013

EVERGLADES,CAMPING FLAMINGO, DU DIMANCHE 6 AU MARDI 15 JANVIER 2013.



Seulement 175 kilomètres entre ''Monument Lake'' et Flamingo. Nous prenons notre temps.En route, nous achetons fruits et légumes chez un maraîcher, visitons les exhibits du ''Ernest F. Coe Visitor Center'' , faisons un arrêt à ''Parautis Pond '' pour y admirer nos premiers spatules roses. Ce n'est qu'en milieu d'après midi que nous nous installons au camping Flamingo, dans la ''Florida Bay'', sur des sites si grands que nous pourrions y jouer à la balle. Du jamais vu. Il faudra crier pour se parler entre voisins.

Rien de mieux pour partir un lundi qu'une courte ballade en vélo jusqu'à l' ''Eco Pond' puis jusqu'au ''Flamingo Visitor Center'' et sa marina. Nous nous y inscrivons pour une ballade en canot de 3,5 milles sur la '' Nine Mile Pond''. Ce sera dans deux jours, de huit heures à midi, tout fourni. Le prix: un sourire.

À la marina nous pouvons voir notre premier crocodile.Moins foncé que l'alligator, avec un museau plus effilé et des dents inférieures plus apparentes.

Puis nous voilà partis pour la ''Snake Bight Trail'', la ''Rowdy Point Trail'' et la ''Mzarek Pond''. Suzanne et Jacques roulent à bicyclette, Thérèse et Luc vont à pied. Nos cyclistes trouvent étroite et boueuse la ''Rowdy Bend Trail''. Ils sont heureux de retrouver les deux piétons sur la rectiligne et plus large ''Snake Bight Trail''. Bien que celle ci soit bordée d'un canal, peu d'oiseaux y cherchent leur pitance. Le principal intérêt est la vue offerte sur la ''Snake Bight Trail''. Quelques papillons ''Zebra Longwing'' nous raccompagnent sur le chemin du retour. Par Bonheur, la canopée fait office de parasol en cette journée torride et humide.

Tout à côté, des dizaines d'oiseaux marins nous attendent sur la ''Mzarek Pond''. Les foulques bavardes sont les plus nombreuses, mais on peut aussi y apprécier les couleurs nuptiales du '' Blue Winged Teal''.

Le lendemain, mardi, dès huit heures, nous arpentons la route avec un ranger qui nous aide à identifier des oiseaux. Pendant deux heures, livres à la main et jumelles en bandoulière, nous réussissons à voir trente espèces. Quelques noms: un Tyran Huppé, un ''Gray Rusted Flycatcher'', un '' Black Gnat Stilt'', un superbe ''Green Winged Teal''.

En après midi: un cours sur le crocodile puis une tournée d'identification des arbres de la région. Dans ce dernier cas, nous apprenons par exemple à différencier le ''Coconut Palm'' avec ses énormes noix de coco, le ''Royal Palm'' avec son tronc lisse et à l'allure d'un poteau en ciment, le ''Cabbage Palm'' avec ses longs cheveux éparses, le ''Paurotis Palm '' avec des branches tout au long de son tronc rugueux de même que le ''Thach Palm'' au tronc lisse, effilé et dont le diamètre ne dépasse jamais six pouces, De la même façon, on nous enseigne les caractéristiques des trois sortes de mangroves: le noir, le blanc et le rouge. On insiste sur le fait que le ''Buttonwood'' n'est pas un mangrove, même s'il pousse dans le même habitat. Outre que par son nom musical, le ''Gumbo Limbo'' capte l'attention par son écorce rousse et parcheminée, sur un fond lisse et verdâtre. Finalement, on nous met en garde contre l'arbre dénommé judicieusement ''Poison Wood''. En effet, ce dernier a la même fâcheuse caractéristique que l'Herbe à la Puce.Donc, se tenir loin.

La pointe sud de la Floride est le seul endroit au monde où cohabitent des alligators et des crocodiles. Ceux ci peuvent vivre en eau salée alors que ceux là acceptent mieux l'eau froide. Contrairement à la croyance, tous les deux ne sont pas des charognards. Ils mangent les animaux qu'ils tuent, soit des poissons, des oiseaux, des mammifères, des serpents et même... des alligators et des crocodiles plus petits. Pour varier le menu, ils avalent souvent des ''Pond Apples''. Les alligators et les crocodiles ne s'accouplent pas ensemble.

La femelle crocodile creuse son nid dans un monticule de terre plus ou moins vaseuse. La maman alligator en construit un avec des herbes empilées . Elles ne couvent pas leurs œufs pendant les deux mois avant l'éclosion. Le soleil s'en charge et plus il fait chaud, plus la proportion de mâles sera grande au sein de la couvée moyenne d'une trentaine de rejetons. Les œufs sont comparables à ceux extra gros d'une poule. Les bébés naissent très petits et donc vulnérables aux prédateurs , notamment les oiseaux, les mammifères et les gros poissons carnivores. Dès leur sortie de l'œuf, la mère crocodile transporte ses petits jusqu'à un plan d'eau, puis elle les laisse à eux mêmes. Chez l'alligator, la maman les laisse se nourrir par eux mêmes, mais elle peut vivre quelques années avec eux pour les protéger. Dans les deux cas le taux de mortalité est élevé. Si bien qu'en quarante à cinquante années de vie , un couple d'adultes se renouvellera tout juste via sa progéniture. La population augmente donc très lentement.

Quoi de mieux pour clore la journée qu'un plat mijoté et servi dans le cadre hospitalier de nos hôtes Suzanne et Jacques.

Ce mercredi, dès huit heures, nous filions en canot sur la ''Nine Mile Pond''. Cette fois, le mangrove n'était pas majoritairement sillonné par des ''tunnels'' de branches comme sur la rivière Turner. Au contraire, les canaux étaient plus larges entre deux rangées de mangroves rouges. Souvent, ces routes d'eau s'ouvraient sur de vastes espaces lacustres, où se profilaient ici et la de petits bosquets de quelques mangroves rouges agglomérés. Le plus souvent, la profondeur de l'eau ne dépassait pas deux pieds, parfois sur un fond de pierres calcaires ou ,autrement, dans une jungle de plantes et d'algues marines entremêlées. Par chance, des balises numérotées nous traçaient la voie à suivre dans ce labyrinthe aquatique. De deux choses l'une pour ne pas s'y perdre: ou bien tu es né à cet endroit , ou bien tu y circules avec une boussole et des cartes précises.

Nous voilà arrivés au jeudi, veille de notre départ des Everglades. Tôt le matin, Jacques et Suzanne roulent jusqu'à l'''Eco Pond''. Leurs visites antérieures s'y étaient avérées stériles. Cette fois s'avère la bonne. Des centaines d'aigrettes neigeuses et d'ibis blancs y volent en cercles. Nous nous croirions au Cap Tourmente, au milieu d'une bande d'oies blanches. Ça jacasse, virevolte, se pose, décolle, s'éloigne, revient, se branche. Rappelant les anciens étangs à castor desséchés, la marre est bordée de chicots secs. La myriade d'oiseaux nous offre le tableau d'une multitude de taches carnées  accrochées aux branches.  Dans l'eau, une surprise au milieu de tous ces flocons: Tout près de nous, quatre ou cinq Spatules Roses s'affairent en courant dans l'eau. Avec la pointe aplatie de leur bec, elles fouillent le fond de l'eau de gauche à droite, sans discontinuer. Blotti derrière un écran de camouflage en toile de couleurs bigarrées, Jacques se réjouit et prend des photos. Merci à Suzanne qui est venue nous tirer de notre caravane pour nous faire profiter de ces scènes uniques tout autant que colorées.

Emballés par le succès remporté sur l'Eco Pond, nous y retournons le lendemain dès l'aurore. Quoique moins spectaculaire que la veille, la danse des aigrettes neigeuses nous y éblouit une fois de plus. Nous assistons à un ballet exceptionnel de ces ''demoiselles' aux longues jambes noires et dont la pointe jaune des pieds frôle sporadiquement  la surface de l'eau. Parfois, sans arrêter leur vol, elles risquent un coup de bec inquisiteur sous l'onde miroitante.

Toute bonne chose devant avoir une fin, nous plions bagage en avant midi et nous amorçons notre parcours vers la sortie du Parc des Everglades. Avant de traverser la frontière, un arrêt à l' ''Anhinga Trail'' du ''Royal Palm Visitor's Center''. Quelle sage décision. Sûr qu'après leur mort tous les ornithologues qui mènent une bonne vie aboutissent dans ce paradis des ''birders''. Sur près d'un kilomètre de long, un trottoir de bois nous permet de circuler au dessus de l'eau, entre des bosquets de mangroves au sein desquels des dizaines d'anhingas se font la cour, couvent leurs œufs ou nourrissent leurs petits, selon le cas. En cette courte période des amours chez les anhingas, les mâles sont particulièrement attrayants avec leurs yeux maquillés de turquoise et leur coupe Longueuil. Les femelles font leurs coquettes devant les invitations de ces messieurs qui se disputent leur faveur. Tout cela se passe au milieu d'alligators , d' hérons verts et tricolores, de tortues, de gars (le poisson) de Floride, de grèbes,qui à deux pas de nous vaquent à leurs occupations et font  mine de ne pas nous voir. Cet étang est vraiment un ''must'' comme disent les italiens.

Dès notre arrivée au ''Miami Everglades RV Resort'', nous ordonnons à notre cerveau de changer de registre. Il nous faut en effet lui imposer la corvée des préparatifs de notre départ imminent pour le Panama.

Tous nos neurones et nos synapses doivent se concentrer sur ce seul objectif, car une fois là bas, tout oubli restera irréparable.


CLIQUER POUR AGRANDIR 


 Un alligator

 La rivière Turner sous un canopée de mangrove

 Une broméliacée en début de floraison

Le Flamingo dans les Everglades

 Le Flamingo

Discussion après la bouffe 

 Toujours la rivière Turner

 Randonnée sur la Nine Mile Pond

Un anhinga avec sa parure nuptiale et avec ses yeux maquillés de truquoise


vendredi 11 janvier 2013

BIG CYPRESS PRESERVE » DU 2 AU 6 JANVIER 2013



Pendant que les québécois glissaient sur la neige, de notre côté, nous le faisions sur l’eau. Dans des canots d’aluminium brillants de 16 pieds, nous avons participé à une visite guidée de 5 hres sur la rivière Turner. Organisée par les autorités de la « Big Cypress Preserve », cette balade dans les marais représentait pour nous une première expérience. Il s’agit d’un parcours de canots et kayaks très populaire, si bien que l’achalandage avait sensiblement éloigné la faune du coin. Une exception toutefois, soit les alligators. En effet,  ceux-ci étaient tellement amorphes et insouciants, qu’ils nous laissaient les frôler presque, tellement était étroit et encombré le passage laissé disponible aux embarcations.

Dans nos canots, nous devions circuler sans cesse en zigzaguant et en nous penchant. Nous devions même souvent nous accroupir tellement le dôme qui nous recouvrait était bas. Nous avions le sentiment de circuler dans les galeries tortueuses et mal éclairées d’une quelconque caverne. Comme de vrais explorateurs l’avaient fait avant nous dans les siècles précédents. Nous ne nous sommes pas rendus jusqu’au golfe du Mexique dans lequel se jette la rivière. Toutefois, cette première fut pour nous une bonne initiation. Nul doute que nous partirions maintenant plus en confiance si l’occasion nous était encore donnée de refaire seuls l’expérience. Peut-être au camping Flamingo du parc des Everglades, qui sait?

Le « Big Cypress Preserve » fourmille de sentiers et de routes de terre qui se prêtent bien à la ballade. Plusieurs, sinon la totalité de celles-ci sont bordées par un canal d’irrigation poissonneux et donc favorable à l’observation des oiseaux. C’est donc très optimistes que nous avons emprunté la boucle faite par les routes « Turner River Road, Wagon Wheel Road et Birdon Road ». On parle ici d’un trajet long de 17 milles. C’est donc en voiture plutôt qu’à pied que nous nous sommes exécutés.

Les oiseaux y étaient si nombreux, que nous étions plus souvent arrêtés qu’en mouvement. Une partie importante de toute la gamme des habitants des marais du  « Big Cypress » était présente. Notamment, des alligators, de toute grosseur, qui nageaient ou qui « paressaient » sur le littoral, étendus de tout leur long.

Au retour, nous nous sommes arrêtés au plus petit bureau de poste des États-Unis, soit celui de la bourgade Séminole dénommée Ochopee. Croyez-le ou non, il s’agit d’une minuscule maisonnette en tôle blanche, d’environ 75 pi.car. À peine de quoi y loger un comptoir, une chaise et quelques tablettes de rangement.

Pour finir la journée, nous nous sommes offert une randonnée d’un mille de long sur le trottoir de la « Kirby Starter Boardwalk ». Deux univers cohabitent au même endroit. D’abord, un grand champ sec d’herbes hautes, avec un jeune cyprès ici et là, chacun très espacé de ses voisins. Nous espérions y voir des chevreuils mais en vain. Plus loin, un marais inondé, avec d’immenses cyprès chauves cette fois, chargés de vignes, d’orchidées orangées et de mousse espagnole. En surplomb, sous l’eau translucide, on peut distinguer des dizaines de poissons. Les aigrettes leur font la chasse, accompagnées d’ibis qui eux picorent le fond pour y dénicher un escargot ou toute autre bestiole enfouie dans la vase. Le plus beau nous est offert par un anhinga, couleur d’ébène,  qui fait sa toilette avec son bec, tout en se séchant les ailes et la queue sous le vent. Acrobate, il réussit à se faire quasi un nœud dans le cou pour aller se gratter le dos avec son bec. Ainsi en équilibre sur ses grosses pattes massives, en ballant au bout d’une branche sèche, il pourrait certes postuler une place au Cirque du soleil.

Dès 7 h 45, le lendemain, nous voilà en route pour la « Marsh Trail », sise à 47 km de notre campement à « Monument Lake ». Incidemment, ce dernier tire son nom d’un monument qui y a été érigé pour commémorer une rencontre officielle qui eut lieu en 1938, entre le gouverneur de l’état et des représentants des Seminoles. À la fin de la réunion, le chef du gouvernement demanda aux amérindiens s’il y avait quelque chose qu’il pouvait faire pour eux. La réponse fut un bref et laconique « laissez-nous vivre en paix ».

D’un mille et demi de long, la « Marsh Trail » est bordée des deux côtés de superbes marais de mangroves. Ceux-ci font écran, si bien que ce n’est que par quelques rares fenêtres que nous pouvons apprécier la faune et son habitat. Un belvédère a été construit sur deux étages. L’immense étang marécageux qui y fait face est une véritable carte postale vivante. On pourrait y passer des heures, de préférence avec un télescope ou des jumelles, pour y voir la vie qui bat. Au retour, une « O’Douls » au bord du lac fait l’affaire. Il fait 86 degrés F et le temps est moite. Nous soupons en bordure du lac orangé par le soleil couchant. Dans quelques minutes, nous partirons au « Night sounds » du « Kirby Starter Evening Boarwalk Stroll ».

Nous voilà de retour, il est 21 h. Pendant une heure environ, nous avons marché sur un trottoir de bois, en plein marais,  sans lumière artificielle d’aucune sorte. Le ranger Ron Applebaum nous a fait un cours magistral sur les 5 sens, en insistant sur les différences importantes de chacun d’eux, d’un animal à l’autre.  Par exemple, l’odorat plus raffiné des félins, grâce à leur organe de Jacobson situé sous la lèvre. Ou encore, la pupille de l’alligator qui est quasi aussi grande que son œil, ce qui lui permet de mieux voir la nuit et ce qui l’incite à la prudence le jour, s’il ne veut pas devenir aveugle par excès de lumière. L’expérience fut certes originale, en ce qu’elle nous a permis de réaliser qu’avec les minutes passées dans la pénombre, l’œil s’acclimate et on y voit pas si mal que cela.

Le lendemain de cette marche nocturne, nous optons pour une première visite formelle dans le parc des Everglades, soit à « Shark Valley ». On y trouve une piste de 25 km qu’on peut parcourir à pied, en tram ou à vélo. Nous optons pour les deux premiers modes de locomotion.

Contrairement à la « Big Cypress Preserve », la région de « Shark Valley » n’a pas l’épaisseur du substrat qui permet la pousse de grands arbres. En conséquence, d’immenses champs humides s’étendent à perte de vue tout autour de nous. Quelques taillis de végétation ici et là, mais d’une hauteur toujours inférieure (sauf exception) à une quinzaine de pieds. Il en est de même des quelques rares cyprès qui poussent ici et là. Même centenaires, ceux-ci ont des troncs qui ne dépassent guère les 4 pouces en diamètre.

En simplifiant grossièrement, on peut affirmer que le tiers inférieur de la Floride est doté d’une rivière peu profonde (6 pouces à 3 pieds), qui s’étend sur une largeur de 40 à 60 milles et qui coule vers l’Atlantique (à l’est), le golfe du Mexique (à l’ouest) et la baie de Floride (au sud). Ceci est une vitesse de 100 pieds par jour. Le sol au sud de la péninsule n’est jamais à plus de 20 pieds d’élévation au-dessus du niveau de la mer. Si bien que ce cours d’eau tranquille est parsemé d’îlots, de canaux, de mares, dont l’importance varie dépendamment que l’on soit en saison sèche ou en saison des pluies. Au plus fort des basses eaux, les poissons doivent se réfugier dans les quelques étangs devenus plus rares, ce qui oblige leur prédateurs à être plus concentrés autour des quelques points d’eau plus clairsemés. Inutile d’ajouter que ce phénomène facilite la tâche des prédateurs et des observateurs d’oiseaux, puisqu’ils ont beaucoup moins de territoire à couvrir pour se nourrir, que ce soit de protéines ou d’images.

La steppe de « Shark Valley » est une de ces régions qui regorgent de toute la faune des Everglades. Si on fait abstraction des animaux particulièrement farouches et difficiles  à voir, comme par exemple le raton-laveur, la panthère, l’ours noir, le chevreuil, le sanglier, la loutre et certains autres, nous y sommes on ne peut mieux servis pour admirer à satiété tous ceux qui ont moins peur de l’humain. Des dizaines d’alligators se font chauffer la couenne à deux pas de nous. Ils prennent ainsi un bain de soleil pour accumuler de l’énergie en prévision de leur éventuelle chasse nocturne. De la même façon, toute la gamme des pêcheurs ailés à grandes pattes est présente en très grand nombre. Elle ne se repose pas toutefois. Elle est sans cesse active et à l’affût, sous nos yeux admiratifs.

Notre quête de scènes de la vie aviaire nous permet de connaître un moment de grâce. En effet, nous avons le privilège d’observer une mère anhinga, sur son nid, avec ses 4 poussins encore duveteux. Belle scène familiale où celui des quatre qui est le plus insistant pour être nourri était aussi de loin le plus costaud et le plus vigoureux. Comme quoi, ce sont les gueulards qui ont le plus souvent la bouche pleine.

Non loin de là, puisque la courte saison des amours bat son plein, des mâles anhinga nous présentent des tableaux de maître, puisque parés de leurs couleurs nuptiales. Que ce soit au repos, les bras en croix et en équilibre sur une branche, ou sous l’eau, en chasse, propulsés à l’horizontale par leurs imposantes pattes palmées, ils nous offrent une exposition de moments de la vie quotidienne digne des grandes galeries.

 Coucher de soleil sur le "Monument Lake"

 L'emplacement des gardiens du camping au "Monument Lake"

 Un intrus "gator" espérant un lunch

 L'excursion sur la rivière Turner (mangroves)

Explications de notre guide sur la rivière Turner

 Campement de nos amis Armande et Jacques sur le "Monument Lake"

 Même la visibilité était réduite sur le "Monument Lake" certains matins

 Notre photographe ne manque aucune chance

FORT MYERS,VENDREDI LE 28 DÉCEMBRE 2012.



Fort Myers est le chef-lieu du comté de Lee en Floride. Alors que la ville ne comptait que quelques centaines d'habitants, Thomas Edison y passa les trente derniers hivers de sa vie. À la même époque, Henry Ford y venait aussi dans sa résidence d'hiver. Avec raison, ces deux illustres personnages s'étaient épris de ce mouillage sur la splendide rivière Caloosahatchee, qui donne accês au Golfe du Mexique, à la hauteur et à l'abri des iles Sanibel et ''Pine Island''.

C'est en marchant près de la marina du ''downtown'' Fort Myers que nous avons découvert cette superbe et très large rivière, traversée par trois longs ponts qui mènent à North Fort Myers. Le ''vieux'' Fort Myers s'est fait beau pour attirer les touristes. Les rues sont en pavés rouges, bordées de boutiques huppées, de galeries , de restaurants avec terrasse, d'édifices logeant les principaux services publiques de la ville et du comté. En face du palais de justice, un vieux chêne multi centenaire devait être abattu pour des motifs de sécurité. On décida opportunément de transformer sa dépouille en une immense sculpture illustrant l'aigle américain. En arrière scène, un majestueux Banyon, avec ses dizaines de troncs en colonnade. Judicieuse récupération. Dans le port, un bateau à aube qui une fois par mois offre une croisière d'un jour en amont de la Caloosahatchee, jusqu'à sa source, le grand lac Okeechobee. À retenir pour un éventuel hypothétique séjour dans la région.

Le ''Southwest Florida History Museum '' fait un bonne rétrospective de la région, de la préhistoire jusqu'à nos jours. Soit à partir de l'époque où le niveau de l'eau était beaucoup plus bas, libérant de vastes plaines semblables aux steppes actuelles de l'Afrique, avec le même type de faune. Depuis, ces territoires ont été inondés et la péninsule s'est sensiblement rétrécie. Les quelques centaines de séminoles qui y habitent encore sont arrivés en Floride après les espagnols.Durant la période pré-hispanique, ce sont les Calusas qui habitaient la région. Ceux ci furent décimés par les épidémies importées par les explorateurs et conquérants espagnols. Après l'achat de la Floride à l'Espagne et suite à  plusieurs guerres perdues par les séminoles au profit de l'armée états-unienne, les colons américains affluèrent sur ce territoire privilégié par la nature. L'élevage de bovins de même que les cultures des agrumes et de la canne à sucre devinrent rapidement les principales activités économiques de la région. Maintenant le sud ouest de la  Floride respire l'opulence, celle ci étant stimulée notamment par une affluence touristique qui ne se dément pas.


 Southwest Florida History Museum
 
Un bateau à aube qui une fois par mois offre une croisière d'un jour en amont de la Caloosahatchee, jusqu'à sa source, le grand lac Okeechobee

 Rivière Caloosahatchee, Fl.

 Fort Myers, Fl.

 Fort Myers, Fl.

Thérèse à Fort Myers, Fl.