mardi 18 mars 2008

Isla Roqueta et plus

Aujourd’hui, excursion à l’Isla de la Roqueta à partir de la playa Caleta d’Acapulco avec nos amis Armande et Jacques. Un bateau effectue la traversée (départ à 11h) en 1.5 hres. Durant la traversée, nous avons une superbe vue de la Bahia d’Acapulco avec ses hôtels. Nous avons droit à un spectacle de 2 plongeurs du haut d’une falaise ainsi que la cueillette de 2 oursins. À notre arrivée au resto sur l’île, on nous sert des « Margaritas » à volonté pour nous souhaiter la bienvenue, le tout suivi d’un copieux repas de poisson. L’Isla possède une plage réputée (et donc bondée)avec des activités nautiques. À 14h45, en route pour le continent. Le Pacifico ne fut pas trop dur pour Suzanne (mal de mer…) Température de plus de 30° C, nous avons fréquemment pensé à nos familles et amis(es) du Québec vivant sur les plages blanches!!!

Nous avons découvert une petite boulangerie (rien à voir avec les boulangeries de chez-nous) où nous allons chercher nos « bolillos » chauds tous les matins. Délicieux!! Le four à pain est chauffée avec des noix de coco séchées. Cela fait un feu d’enfer paraît-il!!


Jacques, Suzanne, Armande et Jacques

En route pour Isla Roqueta

Vue de la baie d'Acapulco et ses hôtels

Et hop... à l'eau!!

De gentils oursins de mer

Vive les margaritas

Quel plaisir pour les enfants


Baignade à 22h dans notre piscine privée...

Four à bolillos (petits pains)

mercredi 12 mars 2008

De Sabado, 1er a Martes, 11 de Marzo

El Faro de Bucerias

À 25 km environ au sud du Rancho Buganvilias, nous nous arrêtons dans le petit village charmant d’El Faro de Bucerias. Des Palapas y ont été érigées sur la plage. On peut y installer une tente à l’abri et à l’ombre. Aucun service, sauf la toilette et la douche. Un petit bout de terrain en bordure de plage est assez grand pour accueillir nos deux véhicules récréatifs. Nous nous y réfugions. Ce sera donc le farniente pour les 2 prochains jours, à lire et à écouter les vagues. Nous constatons que les oiseaux de proie sont beaucoup plus nombreux sur le littoral que dans les montagnes. Les buses à queue courte et les frégates superbes tournoient au-dessus de la plage. Les premières épient au sol, les secondes scrutent la mer.

2 sirènes barbotant dans l'eau


Coucher de soleil à El Faro de Bucerias




Sauve qui peut (l'homme ou la caméra)...


En route pour Playa Azul

Les 175 km qui séparent El Faro de Bucerias et Playa Azul bordent la mer. Dans les montagnes en amont, le réseau routier est à peu près inexistant. Donc très peu de population et la zone fertile se limite au dernier tiers de notre parcours. Beaux points de vue, plages nombreuses et splendides, peu ou pas de camping pour V.R. quelques beaux sites toutefois pour les campeurs sous la tente. Pour sa part, la plage de Playa Azul est très belle et favorable à la baignade. Nous y achetons 4 « wachinangos » (rougets) frais pêchés. Quel délice sur le barbacoa!


En route pour Acapulco


Environ 370 km en près de 8 heures… Pourtant, la route est belle. Par contre, les villages et les topes (dos d’âne qui barrent la route à chaque fois qu’on approche d’une agglomération, d’une école, d’un hôpital, etc) sont multiples. Peu de cultures, sinon parfois des arbres fruitiers et des cocotiers. Un peu étonnant, puisque la plaine entre l’océan et la Sierra Madre del Sur est importante de même que baignée de nombreux fleuves généreux en eau. Fait inusité, nous traversons un marais salant, avec ses petites pyramides de sel accumulé par les soins des manœuvres qui s’y affairent. Nous accostons au camping Playa Luces de Pie de la Cuesta : un vrai refuge de paix, propre, confortable, accueillant et beau. Nous y resterons une semaine.


Pie de la Cuesta


Les 2 premiers jours à notre nouveau camping en sont de repos. En effet, Jacques, notre roc jusqu’ici, est à son tour grippé. Ce n’est que justice… Un évènement mérite toutefois d’être souligné. Jacques Landry et Armande Millaire, qui passent l’hiver ici, nous ont fait connaître un restaurant qui sert de la pozole. Il s’agit d’une soupe au maïs délavé, avec de la viande au choix, qu’on sert avec des accompagnements appelés Botana : légumes crus (oignons, piments forts, radis), limes, tostadas (tortillas frites), chicharrons (couennes de porc frites). Il s’agit d’un plat particulièrement populaire dans l’état de Guerrero. On le sert surtout les jeudis, agrémenté d’airs du pays que nous chantent deux musiciens.


Vue de notre camping à Playa Luces, Pie de la Cuesta


Acapulco (jour 1)


Voilà que Jacques va mieux. Nous prenons donc l’autobus qui nous mène en une heure au el centro d’Acapulco. Nous flânons quelques heures autour de la playa Honda. Nous avons une vue imprenable de toute la grande Bahia d’Acapulco, avec ses hôtels cossus, ses plages bondées de baigneurs, ses paquebots luxueux accostés au quai. La vie est active sur le port. Des pêcheurs sportifs chanceux se font photographier avec des espadons de plus de 6 pieds de long. Nous combattons la chaleur caniculaire avec de la cerveza et un cocktail de camarones. Encore une longue marche dans le zocalo puis, il est reposant de se laisser bercer jusqu’au campement par le vieil autobus bringuebalant.

Acapulco (jour 2)

Nous voici donc en ville une seconde fois. Il y fait toujours aussi chaud. Nous commençons par visiter le Fuerte San Diego, qui sert aussi de musée à la ville d’Acapulco. Partout, le long des allées qui nous y mènent, on peut apprécier les œuvres à la fois modernes et figuratives du sculpteur Sacal. Puis, à l’intérieur des bâtiments reconstitués de l’ancien bastion, nous découvrons l’histoire d’Acapulco, en particulier les 250 années après sa fondation par les espagnols. Vasco de Gamma et Magellan venaient de découvrir les 2 routes maritimes reliant l’Europe et l’Asie. Soit celle des portugais, qui contournait le sud de l’Afrique et celle des espagnols, qui reliait par le Pacifique Acapulco et les Philippines. D’Acapulco, l’or et l’argent du Mexique de même que les biens exotiques d’Asie pouvaient transiter jusqu’en Espagne. En quittant le musée, nous profitons du fait que le fort soit en surplomb pour admirer, sur 360°, les maisons et les hôtels qui tapissent les flancs des collines qui encerclent la baie. Suit un passage par le mercado central. Des poissons sèchent au soleil, des centaines de boutiques sont chargées de milliers d’objets hétéroclites. On se croirait au Moyen-Orient ou en Asie. Encore l’autobus et nous sautons dans la piscine. Ca, c’est comme l’Amérique du Nord.






Acapulco (jour 3)

Puis, nous y sommes retournés pour une 3e fois. Nous nous installons à une table choisie au restaurant La Perla de l’hôtel El Mirador. En effet, nous y sommes venus voir les clavadistas (plongeurs) sauter du rocher la Quebrada. Ceux-ci grimpent la falaise, pieds nus, pour ensuite en plonger, 35 pieds plus bas, dans un étroit goulot où s’engouffre la mer par cascades. Bien sûr, ils essaient de sauter au moment où le niveau d’eau est le plus élevé, soit avant que la vague ne se retire. Ils nous offrent le saut de l’ange, accompagné le plus souvent d’une pirouette complète. Au retour dans l’autobus, un vieux monsieur aveugle nous chante, en faussant, 3 ou 4 airs en espagnol. Il s’accompagne à la guitare. Une fois terminé son tour de chant, une fillette d’une douzaine d’années qui l’accompagne passe le chapeau. Une autre belle journée s’achève et, une fois encore, comme en Amérique du Nord, nous sautons dans la piscine.


Un doble

Le plongeon ultime

Souper d’aurevoir

Eh oui, toute bonne chose a une fin. Comme mentionné dans le message d'hier, Thérèse et Luc sont partis ce matin pour leur retour vers le Québec. Quant à Jacques et Suzanne, 2 autres semaines de repos à Acapulco les attendent avant le grand départ.



Le dernier repas des 4 compadres




























mardi 11 mars 2008

SEPARATION DES QUADROS COMPADRES.

Eh oui, c:est demain que Therese et Luc quittent Acapulco pour remonter vers le Nord.Suzanne et Jacques resteront pris, les pieds dans le sable,a Pie de la Cuesta.
Nos blogues seront donc a l:avenir separes.Ceux de Therese et Luc n:auront plus de photos.
Therese et Luc comptent traverser aux Etats-Unis apres Paques.Puis, ils passeront quelques jours successivement a San Diego(Texas), a Lafayette(Louisiane),dans la Natchez Trail(Mississipi et Tennesse) et finalement a Nashville(Tennesse).De la, il faudra aiguiser apparemment nos pneus d:hiver, car il restera beaucoup de neige au Quebec.Par bonheur, vous l:aurez pelletee pour nous quand nous arriverons avant le 15 avril.
 
Hasta Luego!
 
 
Therese et Luc.

--
Luc B. de Passillé.

vendredi 7 mars 2008

PIE LAS CUESTAS

Nous sommes sortis aujourd´hui dans le village de Pie Las Cuetas pour visiter le coin , pour renouveler les provisions et , surtout,
pour essayer un nouveau truc que nous voulons utiliser avec le blogue.Pour ce faire, nous avons dù travailler sur un ordinateur dün
cafe internet.
Nous voila donc prets a effectuer le test.
 
Adios!
 
Luc.
,

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Luc B. de Passillé.

mardi 4 mars 2008

test 4

test 4

THALASSA

VIERNES 29 FEBRERO,2008.
 
THALASSA! THALASSA!
 
Nous aons circulé dans trois états en une journée.De Jalisco à Colima puis,à nouveau le Michiocan.D'abord, nous avons traversé de larges étendues plates et désertiques.
Nous roulions sur le fond de la Laguna San Marcos.Elle est à sec en cette période de l'année.À en juger par la hauteur de la chaussée, celle-ci sera bordée d'un mètre d'eau
environ à la prochaine saison des pluies.Puis , nous traversons la Sierra Occidentale.Pas de hauts plateaux comme ceux longuement arpentés dans la Sierra Orientale.
Tout ici est en montées et en descentes, à pic et sinueuses.Les champs sont cultivés et verdoyants.Beaucoup d'agaves. Soudain, la fumée émanant de deux volcans pique
notre curiosité.Voisin du Mont Colima, El Fuego porte bien son nom et il fume en son sommet.
Puis, rendus à 80 mètres seulement au dessus du niveau de la mer, le paysage change subitement.Des forêts entières de cocotiers,tous penchés du même côté.À gauche
ou à droite? C'est le gouvernement au pouvoir qui en décide.Les forêts de cocotiers sont suivies de kilomètres de culture de bananes,avec leurs centaines de sacs bleus troués
en polyéthylène, qui entourent et tiennent au chaud les régimes.
Soudain... THALASSA! La mer! Des rouleaux à ébahir les "surfers" californiens.Nous coucherons au RANCHO BOUGANVILIAS , bercés par le vrombrissement des vagues géantes.
 
LOS QUATROS COMPADRES


--
Luc B. de Passillé.

THALASSA! THALASSA!

VIERNES 29 FEBRERO,2008.
 
THALASSA! THALASSA!
 
Nous aons circulé dans trois états en une journée.De Jalisco à Colima puis,à nouveau le Michiocan.D'abord, nous avons traversé de larges étendues plates et désertiques.
Nous roulions sur le fond de la Laguna San Marcos.Elle est à sec en cette période de l'année.À en juger par la hauteur de la chaussée, celle-ci sera bordée d'un mètre d'eau
environ à la prochaine saison des pluies.Puis , nous traversons la Sierra Occidentale.Pas de hauts plateaux comme ceux longuement arpentés dans la Sierra Orientale.
Tout ici est en montées et en descentes, à pic et sinueuses.Les champs sont cultivés et verdoyants.Beaucoup d'agaves. Soudain, la fumée émanant de deux volcans pique
notre curiosité.Voisin du Mont Colima, El Fuego porte bien son nom et il fume en son sommet.
Puis, rendus à 80 mètres seulement au dessus du niveau de la mer, le paysage change subitement.Des forêts entières de cocotiers,tous penchés du même côté.À gauche
ou à droite? C'est le gouvernement au pouvoir qui en décide.Les forêts de cocotiers sont suivies de kilomètres de culture de bananes,avec leurs centaines de sacs bleus troués
en polyéthylène, qui entourent et tiennent au chaud les régimes.
Soudain... THALASSA! La mer! Des rouleaux à ébahir les "surfers" californiens.Nous coucherons au RANCHO BOUGANVILIAS , bercés par le vrombrissement des vagues géantes.
 
LOS QUATROS COMPADRES.
 
 

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Luc B. de Passillé.

jeudi 28 février 2008

De Miercoles, 20 de febrero a Miercoles, 28 de febrero



Tequila


Tequila est un petit village de moins de 20 000 habitants. De Guadalajara, nous y accédons vers le nord-est en une heure. Dans un rayon d’environ 25 km autour de la ville, nous voyons à perte de vue des champs d’agaves bleues. Téquila est une marque déposée. Si bien que seul l’alcool fait dans le coin, avec le cœur de l’agave bleue, peut porter le nom de « téquila ». S’il n’est pas écrit sur une bouteille « 100% agave », c’est que l’alcool à 38% est tiré de 51% de sirop d’agave et de 49% de sirop de maïs. La téquila blanche est mise en bouteille dès sa fabrication. Bronzée, celle conservée de 3 à 11 mois en fût de chêne, est qualifiée de « reposado ». Lorsque vieillie de 1 à 3 années, dans des barils plus petits de 200 litres, on la dénomme « anajo ». La plus grosse distillerie du pays, la maison Sauza, mettra bientôt sur le marché un produit, vieilli en baril plus de 3 ans qui devrait être qualifié de « mas anajo » soit « plus âgée ».





Les armoiries de la maison Sauza




L'église de Téquila


Danse au camping

Samedi soir, le responsable du camping, Jorge, nous a organisé un spectacle de danse amérindienne en plein air: La danse de la pluie. Espérons qu'elle ne sera pas efficace...!! Bien que relativement simple, la représentation fut haute en couleurs, grâce surtout aux superbes diadèmes d’un mètre de haut que portaient les protagonistes. En fait, peut-être devons-nous plus à la responsable des couvre-chefs en plumes de paons qu’à la chorégraphe… Une quinzaine de femmes de 12 à 50 ans et 4 hommes, dont un au tambour; celui-ci fait d’un simple baril en tôle noire. Des castagnettes nombreuses et un seul cor en corne de mer accompagnaient le batteur. La mise en scène fut avivée d’un cercle de feu de même que de braseros disposés ici et là. À compter le nombre de flashes et d’applaudissements, le spectacle fut fort apprécié.


La danse de la pluie





Quel couvre-chef!!


La fête du Bandera (drapeau) à Villa Corona

Le 24 février, les mexicains fêtent leur drapeau. Dès 9 hres, nous voici donc sur le bord d’une rue, à Villa Corona, en train de regarder un très long défilé de cadets, battant tambourins et sonnant clairons. D’abord, cheminent en ligne les enfants de la maternelle, puis ceux du primaire et enfin les grands du secondaire. Au travers, paradent aussi des représentants de l’association des aînés, du centre culturel, des notables locaux, etc. Il y en a pour tous les goûts, du marcheur nonchalant en culottes et gilet court aux jolies filles en 2 pièces rayés, double brest, jupe seyante et courte, qui déambulent en balançant fortement les bras et en tapant des souliers à talon dur. Sur les trottoirs, les badauds applaudissent, photographient, badinent. Pourtant, il fait 95°F (35°C) à l’ombre…!! Puis, à midi, s’amorce une série de spectacles amateurs sur une scène temporaire montée en bordure du zocalo (place principale du centre-ville). Danses et chants folkloriques sont à l’honneur. Tout autour, les filles se pavanent en espérant être courtisées, les gars forment des cercles de blagueurs et simulent les ignorer, des enfants jouent avec des canettes vides colorées, d’autres se barbouillent de crème à barbe sous pression les marchands s’affairent derrière leur étal, la foule grouille à la largeur de la rue, c’est la fête quoi.



Tout le monde au pas


La vie de tous les jours au camping

Notre camping, Le Chimulco, est toujours plein. Cette popularité tient surtout au fait qu’il offre à ses clients l’usage de bassins d’eau, tirée de sources souterraines thermales. Plusieurs campeurs y passent l’hiver ou, en tout cas, plusieurs semaines ou même mois. Ce sont en grande majorité des canadiens, pour beaucoup de Colombie-Britannique. Comme les terrains y sont petits, le camping a l’apparence d’un minuscule village de maisons blanches cubulaires, tassées les unes sur les autres, semblable au camping de Rivière-aux-chiens, entre Château-Richer et Ste-Anne-de-Beaupré. La vie y est très calme car 99% des locataires sont des gens retraités. Si nous voulons pratiquer notre espagnol, nous devons jaser avec le personnel. Sinon, c’est l’anglais qui prévaut, parfois le français. Les 4 activités principales y sont donc : la farniente, le bain, le bricolage et les approvisionnements de même que les visites aux alentours et plus loin. En effet, pour un rayon de plus de 125 km, il arrive que les gens partent plus d’une journée, en voyage plus ou moins formellement organisé. À noter aussi, l’importance de l’informatique et de la télévision dans l’emploi du temps. En effet, la majorité utilise le WiFi et Skype avec un ordinateur portable. Beaucoup ont aussi une antenne parabolique pour capter le(s) satellite(s). Des activités communautaires formelles existent mais elles sont très rares. Des gens prennent parfois l’apéro ou un repas ensemble, surtout entre personnes originant de la même région. Il n’existe pas de sentiers de marche dans les environs. Toutefois, la proximité de la laguna Atotonilco permet l’observation des oiseaux. De plus, le petit village de Villa Corona est très sécuritaire et des plus agréable à fréquenter.



Camping Chimulco



Piscines d'eau thermale


Guadalajara

L’El centro de Guadalajara est une succession de superbes places publiques avec des édifices, des monuments, des fontaines, qui donnent le goût de s’y promener et d’admirer. On dit de cette agglomération qu’elle compte de 4 à 6 millions d’habitants. Elle occupe une immense superficie, est desservie par de nombreux boulevards urbains et autoroutes, n’a pas du tout de gratte-ciel et est le meilleur prototype mexicain d’étalement urbain que nous voyons vu à date. Elle est la 2e ville du Mexique démographiquement. Un de ses hommes illustres fut le peintre Josée Clemente Orozco qui, au cours des années 30 notamment, produisit de superbes fresques historico symboliques. Nous prenons 40 minutes en bus express pour rouler de Villa Corona à Guadalajara. Au retour, il nous faudra 1 h 20 m avec l’autocar qui s’arrête à chaque village. De la gare d’Antigua, près du Parque Agua Azul, nous marchons nonchalamment, jusqu’au El Centro, pendant plusieurs heures. Nous jetons notre dévolu sur l’hôtel Las Americas, au 208 rue Hidalgo, soit à 10 min à pied de la cathédrale. Il nous en coûtera 11.50 $ chacun pour y passer la nuit. La ville nous offrira la découverte d’autres beaux monuments, parcs, fontaines, marchés, boutiques d’artisanat, musées et galeries. À noter, l’exposition du photographe Francisco Mata Rosa. Ce dernier compare les us et coutumes des civilisations amérindiennes et judéo-chrétiennes. Par exemple, la cérémonie de la purification par la fumée versus celle par l’eau bénite Ou encore, les mouvements des pieds qui dansent le rock’n roll, par rapport à celui des pieds des chamanes qui effectuent la danse de la pluie. Beaucoup de similitudes. D’où une réflexion sur le questionnement paradoxal que nous faisons de leurs rites, pourtant analogues aux nôtres quand on y regarde de près. Pendant ces 2 jours, nous avons encore cumulé des exemples de la gentillesse et l’honnêteté des mexicains. Ils nous ont aussi fait des démonstrations de leur étourderie et de leur bonhommie nonchalante. Par exemple, au retour dans l’autobus, nous voyons un immense feu de résidus de canne à sucre à environ 2 km de notre campement. Quand nous descendons de l’autocar, le sol est jonché de gros résidus de cendre emportés par le vent. Il en est de même sur au moins un ou deux km à la ronde. Ceci veut dire que demain, au lever du jour, des milliers de citoyens, devront laver leurs murs, galeries, patios extérieurs (pour nous, lavage des autos et des caravanes…) Esta la vida…!!!




Cathédrale

Templo Expiratorio

Dégustation de Barbacoa de borrico

mercredi 20 février 2008

De Domingo, 10 de Febrero a Martes, 19 de Febrero

ATTENTION
Pour une raison inconnue, certains paramètres furent modifiés et l'identité (pseudonyme) n'apparait plus dans l'espace réservé aux commentaires. Dorénavant, veuillez cochez la case ANONYME et signez à la fin de vos commentaires pour vous faire connaitre. Il semble que cette situation persiste depuis plusieurs jours. Nous nous excusons des inconvénients.

Santa Clara del Cobre

Au 16e s, quand Don Vasco de Quiroga prit sur lui de stimuler les indiens du lac Patzcuaro à spécialiser chaque village dans une forme d’artisanat, il fit œuvre de visionnaire. 550 ans après son passage à titre d’archevêque du Michoacan, sans doute serait-il fier des habitants de Santa Clara. En effet, ceux-ci ont su parfaitement maîtriser l’art de la fonte, du martelage, du travail du cuivre sous toutes ses formes. Notre après-midi à flâner et à acheter dans ce coquet petit patelin fut inoubliable, notamment lorsqu’attablés sur le trottoir, en guise de terrasse, nous avons savouré un rafraîchissant Caldo de camarones (cocktail de crevettes). Deux évènements spéciaux ont marqué notre soirée au camping. D’abord, les succulents hamburgers cuits professionnellement par Jacques sur le gril puis, en pleine noirceur, le constat du croissant de la lune à l’horizontale et concave, plutôt qu’à la verticale comme nous l’avons toujours vu.


Un artisan à l'oeuvre


Délicieux cocktail de crevettes




Beau gazebo tout en cuivre au milieu de la place principale

El Rosario : la réserva de la biosphéra del Mariposas Monarchas

À 200 km à l’est de Patzcuaro, le pays en est un de montagnes imposantes et de forêts tout aussi impressionnantes. Les grands pins blancs y sont en très grand nombre. Cependant, une fois rendus à El Rosario, ce sont les oyamels qui peuplent à 99% le territoire sylvestre. En effet, c’est la très forte densité de ces sapins géants, qui ressemblent à s’y méprendre à nos sapins québécois beaucoup plus petits, de même que la température très stable de la région, à une hauteur de près de 3300 m, qui attirent les millions de papillons monarques que nous sommes venus admirer. Le temps est exceptionnellement nuageux, orageux et frais, ce qui n’incite pas les « Mariposas monarchas » à voler. Ils restent agglomérés par immenses grappes, sans bouger, aux troncs et aux branches des oyamels de 24 à 36 pouces de diamètre et de la hauteur de grands pins blancs. Spectacle unique. Phénomène majeur que ces monarques, arrivés du Canada et des États-Unis à la fin d’octobre, et qui y retourneront à partir de mars, après s’être accouplés. Ils voleront jusqu’à plus de 125 km par jour, pour ne plus jamais revenir au Mexique. Ce seront leurs arrière-petits-enfants qui le feront à l’automne suivant.


Ce ne sont pas des feuilles... ce sont des papillons


Una hembra (papillon femelle)


Petit arrêt pour reprendre notre souffle...

De Patzcuaro à Villa Corona

Bien qu’elle ne compte que 42 459 habitants, Patzcuaro est une ville très animée. Nous y avons particulièrement apprécié notre visite de l’El Sagrario et de la Casa de los once Patios. Architecture remarquable, boutiques d’artisanat varié et de grande qualité. À noter, la technique originale ancestrale des descendants des tarascans, de langue Purépécha appelée la « Maque ». Celle-ci consiste à peindre avec les mains des objets en bois, à partir de matières végétales et minérales de même que d’insectes, le tout mêlé à une espèce d’huile. Nous avons pris 8 heures pour franchir les 370 km qui séparent Patzcuaro de Villa Corona, près de Guadalajara. Nous sommes passés de 7131 pieds d’altitude à 5091 pieds. Il fait donc plus chaud et les cultures sont plus avancées. Nous mangeons des fraises et admirons des poinsettias en fleurs de 8’ de haut. En après-midi, il fait plus de 30° C. Le matin tôt, il fait 5° C. En route, nous avons connu notre premier arrêt systématique du trafic par les policiers fédéraux. Ils ne nous demandent que nos papiers et nous laissent partir. Au camping Chimulco, nous pouvons nous baigner dans des sources thermales. Notre campement borde la Laguna Atotonilco. On peut y admirer en action des pélicans blancs, des spatules rosées, des aigrettes et une grande variété d’oiseaux aquatiques. Nous avons donc quitté l’état de Michoacan pour celui de Jalisco. Jorge, le responsable du camping, nous a appris aujourd’hui que, vers le mois de mai prochain, la laguna sera à sec. Pourtant, il s’agit d’un lac comparable au lac Beauport en superficie. Cependant, il est vraisemblablement peu profond. Il sert à irriguer les cultures environnantes .À la saison estivale, lorsqu’il fait trop chaud ou qu’il pleut, le camping ferme. En septembre, il ouvre à nouveau, en même temps que le lac achève de se remplir, suite aux pluies de l’été. Certains indices laissent croire que les besoins grandissants en eau douce du Mexique dépassent l’offre en plusieurs endroits. De plus, les normes environnementales peu sévères laissent supposer que la qualité de cette eau est à la baisse elle aussi. (photos du balnéario à venir)

Jocotepec, Ajijic, Chapala
Le plus grand lac du Mexique, soit la Laguna Chapala, est à une heure de voiture de notre campement. A vue de nez, ce lac a 100 km de long par 25 km de large en son centre. Il est à cheval sur les deux états de Jalisco et de Michoacan. Nous avons visité sa partie nord-ouest, soit la plus habitée, sur une longueur d’une trentaine de km. Depuis notre arrivée au Mexique, jamais nous n’avons vu autant de superbes résidences de millionnaires en flanc de montagne. Beaucoup d’immigrants canadiens et américains y vivent, du fait notamment de son climat régulier à l’année longue. En outre, plusieurs millionnaires de Guadalajara y ont une résidence secondaire. On peut même flâner au bord de l’eau sur la Rivera Chapala. Le coin est très agréable, l’artisanat y est varié et de grande qualité, une large palette d’oiseaux aquatiques y fait notre bonheur : pélicans blancs, aigrettes, foulques, etc.


Nettoyage des jacinthes d'eau et du jonc qui pullulent aux abords du lac



Des pélicans sur le lac

lundi 18 février 2008

MESSAGE POUR TOUS

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mardi 12 février 2008

De Domingo, 3 Febrero a Sabado, 9 Febrero

Querétaro (6078 pi, 825 500 h incluant banlieue)


Nous sommes installés dans un camping à l’arrière de la Juriquilla Inn, dans la ville du même nom, voisine de Querétaro. Nous nous rendons en voiture dans un stationnement d’une « grande surface » de banlieue et, de là, un taxi nous mène au centre-ville pour 40 pesos (4 $). Là aussi, les églises et résidences officielles des 16e, 17e et 18e siècles sont superbes dans leur style baroque et néoclassique. Une certaine redondance, mais l’intérêt demeure. Nous avons particulièrement admiré l’imposant aqueduc de 1,28 km de long et 23 m de haut, comportant 74 arches, construit il y a plus de 250 ans par le marquis Don Juan Antonio de Urrutia Y Arrana et qui demeure encore fonctionnel. Querétaro fut déjà la capitale du Mexique, notamment lorsque furent cédés aux troupes américaines les états de Californie, d’Arizona et de New Mexico, en 1848; aussi lorsqu’y fut fusillé l’empereur Maximilien, qui avait été nommé trois ans plus tôt vice-roi par Napoléon III; aussi lors de la guerre de la réforme (1857-59) au cours de laquelle le président Benito Juarez saisit tous les biens de l’Église pour les remettre au peuple.




Aqueduc, Querétaro

Templo y convento de Santa Cruz, Querétaro

Ciudad Mexico (7347 pi, 20 965 400 h en 2002 incluant banlieue)

Recruté à l’hôtel superbe Casa de la Marquesa de Querétaro, notre guide bilingue (anglais-espagnol) Tomas Martinez nous prend à 7h au camping et nous roulons les 225 km jusqu’à Mexico. D’abord le Vieux Mexico et son zocalo ou immense place centrale, avec les trois basiliques de la Vierge de la Guadelupe (16e, 18e et 20e siècles), avec le palais national où siège le gouvernement et sur les murs intérieurs duquel Diego Rivera a peint des fresques immenses relatant l’histoire du pays. En p.m., nous circulons à travers le centre-ville plus moderne, notamment via la Paseo de la Reforma, qui ressemble au boulevard des Champs-Élysées et qui borde l’immense parc Chapultepec, où on trouve plusieurs musées et en bordure duquel siège l’ambassade canadienne. En soirée, nous marchons dans le quartier qui entoure notre hôtel, tout près du Musée des Beaux-arts et de la Torre Latino Americana, au sommet de laquelle, à 181 m, nous pouvons admirer l’étendue des milles feux de la métropole.

Vieux Mexico

Cathédrale métropolitaine, Mexico City

Téotihuacan (site archéologique)

À moins d’une heure de Mexico, Teotihuacan est spectaculaire avec ses trois pyramides (du Soleil, de la Lune et du Serpent à plumes Quetzolcoatl) de même qu’avec les vestiges reconstitués de la ville qui les entourait. Plusieurs promontoires tout autour sont encore recouverts de végétation et attendent d’être déterrés. L’Unesco protège ce site archéologique unique, puisque la pyramide du Soleil est la plus haute du Mexique avec ses 64 m. On estime à 700 ans avant J.C. les débuts de cette civilisation, qui aurait construit les pyramides autour de l’année 100 avant J.C. et qui se serait éteinte vers 750 après J.C. À son apogée, en 500 après J.C., cette cité totalisait entre 175 000 et 200 000 habitants, ce qui en faisait une des plus grosses villes au monde, soit plus que Rome à la même époque. Nous visitons une fabrique de sculptures tirées de plusieurs variétés de pierres de différentes couleurs et qu’on trouve au Mexique, notamment en obsidiana (noire, avec plusieurs variantes de reflets) et en venturina (brune rougeâtre). Des mariachis déchaînés ainsi que des danseurs en costumes tribaux ont agrémenté notre copieux diner/souper et on nous apprend comment servir et boire la téquila « frappée ».

3 des 4 mexicanos avec leur quide, Thomas à Téotihuacan

Pyramide de la lune, Téotihuacan

Patzcuaro (7131 pi, 48 400 h)

Patzcuaro est une coquette petite ville, dont les maisons en stucco blanc, soudées les unes aux autres, forment un rempart de chaque côté des rues en pavés. Il y a un étal, à chaque porte, de marchandises pour tous les goûts, autant culinaires qu’artistiques. Dans l’estado de Michoacan, le grand lac Patzcuaro, de 93 km de circonférence, constitue une région plus fertile, boisée (pins, frênes) et montagneuse qu’à Querétaro et les villes précédentes. D’ailleurs, nous constatons qu’il y a plus de bois utilisé dans la confection des maisons, notamment les 4 épaisseurs de planches, qui ondulent quand même sous le poids impressionnant des tuiles en grès qui étanchéifient les toitures. Les indiens tarascans habitent en majorité la région. Ils ont remplacé les puissant purepechans(ennemis des aztèques) , qui ont goûté à la médecine sadique d’un lieutenant d’Herman Cortez, soit Nuno de Guzman. Fait à noter, beaucoup de murs des maisons sont faits de briques en tourbe fabriquée (boue mélangée à de la paille par le piétinement d’un cheval), qu’on fait sécher au soleil et qu’on appelle « adobe (brique crue) ».

Plaza Chica, Patzcuaro


Janitzio

À peu près au centre du lac Patzcuaro, on compte plusieurs îles habitées, dont la plus célèbre et visitée se nomme Janitzio. Elle est minuscule et elle se profile devant nous, lorsqu’on l’approche en bateau, à la manière d’un sein tronqué, jailli de l’eau. Sur ses flancs, des centaines de maisons s’accrochent, l’une par-dessus l’autre, de la même façon que dans les falaises entourant la ville de Guanajuato. Les rues étroites sont pour les piétons. Aucune voiture. Un étal encore à chaque porte. On y grimpe comme dans la côte St-Sacrement à Québec. Au sommet, une imposante statue de 48,75 m, consacrée au héros de l’indépendance José Maria Morelos. Tout juste à côté, un superbe platane tout aussi colossal, que nous voyions aussi très bien se profiler au sommet, à notre approche de l’île, entourés des pêcheurs folkloriques, avec leur filet papillon, ramant dans leur pirogue d’une quinzaine de pieds.


Thérèse et Luc en route pour l'Isla Janitzio

Bateau comme celui nous amenant à Janitzio

Pêcheurs dans leur pirogue

Rue de l'Isla Janitzio





lundi 4 février 2008

De Lunes, 28 de enero a Sabado, 2 de febrero

San Miguel de Allende (6134 pieds, 62 200 habitants)

Nous avions pensé profiter d’un séjour plus prolongé à San Miguel de Allende pour y suivre des cours d’espagnol. En effet, son école de langues est prestigieuse. À la place, un microbe qui passait a décidé pour nous : repos, activités limitées, récupération, dans le cadre d’une bonne grippe pour deux d’entre nous et d’une sinusite/rage de dents pour une troisième. Jacques reste un rempart imprenable. Don Quijote aurait dit : « Fatalidad, Fatalidad ». Nos longues marches traînantes à travers la vieille ville continuent d’être une activité importante. Les monuments religieux et civils des 17e et 18e siècles demeurent impressionnants, notamment l’Iglesia parroquiale , d’un style néo gothique, ce qui nous change des temples précédents plus classiques. Nous continuons notre habitude de diner d’une pâtisserie et d’un café Américano ou Cappuccino. Il nous arrive aussi de souper et de passer la soirée en ville à travers la foule. À retenir, le molcajete arrachero servi dans un bol hyperchaud en pierre volcanique. Éviter les jalapenos. Que la vie est étrange! Nous traversions nonchalamment le Parque Benito Juarez, lorsque nous avons rencontré subitement, chose rarissime, sinon inégalée, non pas un, deux ou trois, mais nos quatre jumeaux identiques. Une photo jointe témoigne de cet événement sans précédent, que nous signifierons à Guinness. En bref, San Miguel de Allende est une ville qui a connu la gentrification par des nord américains, depuis la fondation dans les années 1930 qu’ils y firent d’une école d’arts. De ce fait, son ambiance est plus cosmopolite et son niveau de vie plus élevé. Le dernier soir, après des hésitations de certains(es), nous avons assisté à la mise à mort de 5 taureaux, lors d’une corrida. Beaucoup de beaux costumes, de sang, de courage et d’habileté. Nous notons le très bas quotient intellectuel des taureaux.



Café terrasse "Ten Ten Pie", San Miguel de Allende


Cathédrale parroquiale, San Miguel de Allende



La Corrida, San Miguel de Allende

Dolorès Hidalgo (6517 pieds, 52 100 habitants)


Nous avons pris une journée pour visiter Dolorès Hidalgo. C’est là où, en 1810, le père Miguel Hidalgo y Costilla sonna la cloche, rassembla les fidèles et leur fit le discours intitulé : « le Cri de Dolorès ». Ses propos leur annonçaient l’indépendance de leur pays. Ainsi amorça-t-il la guerre d’indépendance qui dura 11 ans. Pour notre part, plus terre à terre, nous magasinons sur l’avenidad José Alfredo Simenez. Il s’agit de la rue des artisans et boutiquiers d’objets en porcelaine émaillée. Au retour, nous arrêtons au petit village d’Atotonilco. On y effectue présentement des miracles de reconstitution de superbes peintures, dorures et sculptures. L’intérieur du temple est garni de quelques-unes des plus belles œuvres d’art religieux que nous ayons admirées depuis le début du voyage.


Querétaro (6078 pieds, 875 500 habitants)


À date, nous n’avons passé que quelques heures à Querétaro. Assez pour réaliser que son centre-ville mérite sa désignation lui aussi par l’Unesco de joyau du patrimoine mondial. La suite reste à venir...