mercredi 6 février 2013

PROVINCE DE VERAGUAS, DU 29 JANVIER AU 3 FÉVRIER 2013.



Déjà une semaine que nous avons quitté Ciudad Panama.

Aujourd'hui nous parcourons trois cents kilomètres entre Pedasi , au sud est de la province de Los Santos, et le petit bourg de Santa Fe, au centre nord de la province du Veraguas. Le Panama n'ayant pas une telle distance du Pacifique à l'Atlantique, il va sans dire que nous consacrons une partie de notre journée à mieux connaître le Los Santos, dans sa partie montagneuse continentale et moins habitée. Beaucoup de collines, le plus souvent sèches et sans arbres. Des routes sinueuses et sans cesse en réparation, ce qui nous ralentit énormément. Quelques petites villes ou villages peu populeux, portant de jolis noms comme El Cacao, Macaracas et Llano Largo.


Santa Fe est le dernier village au bout d'une route qui s'éteint dans la Cordillère des Andes. Plus loin, il faut avoir un véhicule tout terrain. Contrairement à El Valle qui était un plateau entouré de montagnes, Santa Fe est à cheval sur des crêtes de massifs escarpés. Pas de repos possible, on y monte ou on en descend. Il est facile de s'y égarer, car les routes y vont dans tous les sens et en changent sans arrêt. Pour nous orienter, il nous faudra apprendre à y reconnaître le profil des sommets... si les nuages souvent présents nous en laissent le loisir.


C'est à Santa Fe que se situe la ligne de partage des eaux. Certaines rivières y coulent vers le Pacifique, d'autres vers la mer des Caraïbes. Il n'est d'ailleurs pas impossible que certaines coulent des deux côtés à la fois, à la manière par exemple de l' Harricana qui, à la hauteur du pont d'Amos en Abitibi, peut être le point de départ en canot tout autant vers le fleuve Saint-Laurent que vers la baie James. Et des rivières il y en a beaucoup à Santa Fe. Elles coulent d'une eau abondante et limpide. Rien de comparable à celles à moitié desséchées de la province de Los Santos. Dans les circonstances, on devine aisément ce que nous dirait sur la question l'homme qui plantait des arbres.


Qui dit rivières dit nécessairement cascades. Nous en avons vu deux aujourd'hui. La Janita et la première des trois chutes Alto de Piedras. Cette dernière fait penser en plus petit au sault de la Dame Blanche. Soit celui qui dévale le cap à l'ouest de la chute Montmorency. À la différence que pour se rendre à l'Alto de Piedras, il faut marcher un bon vingt minutes dans une jungle tropicale humide.

Le Parc national de Santa Fe est à la frontière ouest de la province de Veraguas. Y vivent des représentants des tribus des Ngöbes et des Buglés. Nous y avons traversé un de leurs villages de maisonnettes en bois et en chaume, souvent sur pilotis. Ces autochtones vivent en autosubsistance. C'est-à-dire qu'ils ne commercialisent pas le maïs, les légumes, les fruits qu'ils font pousser. Pas plus que la viande des vaches et des volailles qu'ils élèvent. À Santa Fe, leurs enfants vont à l'école publique. Plus profondément en brousse, ce sont les professeurs qui se déplacent vers ceux ci.


Hier mercredi, nous avons visité la montagne des amérindiens dans la partie ouest de la région appelée La Muela et Alto de Piedra. Aujourd'hui jeudi, ce sont les 180 degrés du nord ouest au sud est de la couronne de Santa Fe que nous explorons, soit entre Bermejo et El Pantano. À l'occasion, nous croisons une ''chivas'' qui fait la navette entre les banlieues et le centre du village. Il s'agit le plus souvent d'une camionnette dans la boite de laquelle montent les passagers, protégés par une bâche de toile soutenue par des arceaux. Ce mode de transport rappelle le temps où le fermier , monsieur Dion, venait nous chercher à l'aurore à Beauport, pour nous amener cueillir ses fraises à Saint-François de l'Ile d'Orléans. Nous étions près d'une dizaine de jeunes adolescents , assis dans la boite ou debout sur le pare choc arrière , contents de cette ballade cahoteuse qui nous était offerte. La campagne de Santa Fe est une succession de descentes à pic et de remontées escarpées, de ponceaux qui traversent ruisseaux et rivières, de forêts où se mêlent jungle et orangers.


En soirée, c'est la Foire Agricole, Touristique, Folklorique et Artisanale qui nous intéresse. Cette fête annuelle commence à 19 heures et elle durera jusqu'à dimanche en fin de journée. Pour se représenter cet évènement, on peut faire l'analogie avec ce qui est communément appelé ''l'Exposition de Québec'', qui a lieu annuellement à la fin d'août au parc d'Expositions et de Foires près du Colisée de Québec. En font partie les nombreux restaurants improvisés et les kiosques où on vous offre un ''toutou'', si vous faites tomber successivement trois bouteilles avec une balle que vous lancez. Vous pouvez y acheter de tout, à partir du véritable artisanat local jusqu'aux casquettes Adidas ou aux chapelets fluorescents.


Les animaux et produits de la ferme y sont aussi mis en montre, avec les programmes d'aide et de conseil aux agriculteurs. En soirée, un beau feu d'artifice vient clore gaiement cette première journée de célébration.


Nous voici rendus au vendredi et nous avons des fourmis dans les jambes. Le Cerro (montagne) Tutte paraît tout indiqué pour y remédier. Soixante quinze minutes de montée à pied sous un vent qui veut emporter nos ''calottes'' et qui nous soulève parfois presque de terre. Nous stoppons quand la route de gravier cesse de grimper. La vue est magnifique. Quoique plus arides que celles plus au nord en face de notre chambre d'hôtel, les montagnes devant nous demeurent en général vertes, avec de trop rares taches de grands pins ici et là. Avis à celles et ceux qui aiment la randonnée pédestre et les vues panoramiques. Santa Fe de Panama ne les décevra pas.


Après l'effort,nous affirmons péremptoirement que nous avons droit aux loisirs. Nous voici donc à la foire, à la recherche de distractions légères. Bien qu'une grande roue et beaucoup d'autres jeux forains se soient ajoutés depuis hier, nous optons plutôt pour le folklore. Un spectacle de danse débute justement sous une grande ''palapa'' (aire ouverte et sans murs, abritée par une seule toiture, dans ce cas ci de béton et d'acier)

. Tout sourire, les très jeunes filles arborent de superbes ''polleras'' (jupes amples, longues, plissées et brodées). Leurs cavaliers portent une chemise blanche, longue et sans col, qui déborde sur des pantalons foncés. Tous tiennent haut leur chapeau de paille à la palette avant retroussée, celui ci passant fréquemment de la main au chef et réciproquement, selon les exigences de la chorégraphie. Escarpins colorés pour ces dames, sandales ou souliers légers pour ces messieurs. Les pas esquissés par les garçons s'inspirent souvent des danses espagnoles où on tape fort du talon, en saccades qui donnent le rythme. Les filles soulèvent les deux bords de leur jupe en éventail et elles accompagnent gracieusement les gestes de leur compagnon de la soirée. Un couple de danseurs imite habilement la sempiternelle quête des faveurs de la dame par un prétendant. Les troupes se succèdent, avec d'autres ''polleras'' et d'autres duos qui rivalisent en couleurs et en habileté.


Après la danse, c'est au tour de la musique. Sous une autre ''palapa'' de métal qui abrite les stalles des maraîchers du ''mercado'' (marché) aux légumes et aux fruits, un quintet de joyeux lurons jouent de l'accordéon, du tambour et du tamtam, accompagnés par un habile joueur de ''courge à fourchette''. Son instrument a la forme d'une courge oblongue, dont la surface dure et rugueuse permet d'émettre un son de '' tchiquetchique'' rythmé lorsqu'on le frotte en va et vient avec les pointes d'une fourchette. Un des rares auditeurs rassemblés leur offre à tour de rôle une bouteille dans laquelle nous devinons de la gnole à fort pourcentage d'alcool. Nos lascars exubérants jouent pour le plaisir, cela se voit. Ils s'amusent ferme et ne ménagent pas leur talent pour nous en mettre plein les oreilles. Nous nous appuyons donc sur le comptoir en bambou du marchand silencieux et imperturbable et nous assistons avec un grand sourire aux ébats musicaux de nos artistes inspirés. Ils sont à deux pas de nous , ce qui nous permet d'apprécier de près leur dextérité et leur charisme. Ils saluent nos applaudissements et nos bravos. Nous les sentons fatigués, mais leurs pauses ne durent que quelques secondes tellement ils ont hâte de reprendre leur concert qu'ils savent apprécié.


Au retour à l'hôtel, une pluie abondante se met à tomber. La première vraie ondée depuis notre arrivée au Panama. Vents et averses continueront toute la nuit. Au petit matin, le vent du nord nous apportera nuages gris et crachin. Au moins nous n'aurons pas chaud. Thérèse semble s'ennuyer de se plaindre du froid...


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Cabanas des Knobe-Bugle

Cabanas des Knobe-Bugle

Coffee Mountain Inn à Santa Fé

Vue des montagnes de notre hôtel

Un groupe de danseuses lors de la Féria de Santa Fé

Les ainés eux aussi dansent

Les ainés ont leur costume traditonel

Un p'tit remontant pour les musiciens et les danseurs (ainés)


PÉNINSULE DE AZUERO, DU 24 AU 29 JANVIER 2013.



Nous nous attardons avant de partir des Cabanas Potosi car nous sommes tristes de quitter la belle Valle de Anton. Avant le départ inévitable, nous prenons silencieusement notre café matinal sur la terrasse arrière de Mireya. Celle ci a déposé du riz sur ses mangeoires. Nous sommes entourés d'oiseaux rouges, verts, jaunes, bleus que nous savourons à satiété.

Puis nous roulons 175 kilomètres jusqu'à Chitré, la capitale de la province d'Herrera. Une fois sortis de la route montagneuse et en épingle d'El Valle, nous retrouvons la monotonie de l'autoroute Panaméricaine, la plane numéro 1. De chaque côté, des plantations de canne à sucre et de maïs desséché. En route, nous nous arrêtons dans la petite ville de Nata pour y dîner. Bonne décision, car son église est un chef-d'œuvre de simplicité architecturale. Toute blanche, avec des lignes en arabesques, elle est de pur style espagnol. Rien d'étonnant, puisqu'elle est la plus ancienne église coloniale encore en activité au pays. Avec Panama Viejo, Nata est la plus vieille ville post colombienne du Panama. En effet, aussi tôt qu'en 1515, Gaspar de Espinosa y entreprenait une initiative de colonisation. L'intérieur du temple est tout en bois, avec des colonnes taillées à la hache. Une peinture datant de 1758 y représente la Trinité sous forme de trois personnages ressemblant au Christ, ce qui ne correspond pas aux normes du droit canon.  Notre copieux dîner ne nous coûte que 3 dollars.


Et voilà que nous arrivons à Chitré, avec ses 50 000 habitants et son église, toute blanche elle aussi. L'hôtel Mali Panama est à deux pas du ''parque central'' (centre ville). Nous mangeons comme des ogres au petit restaurant ouvert sur la rue et qui se dénomme à juste titre ''Aire Libre''. Au menu: riz à la panaméenne et soupe aux ''camarones'' ( crevettes).


Nous nous traînons les pieds le matin du lendemain de notre arrivée à Chitré. Plusieurs cafés, attablés au ''lobby'' de l'hôtel qui donne sur la rue au deuxième étage. Départ en fin d'avant midi, après une autre prise de contact avec le centre ville. L''el centro'' est bruyant, animé et avantagé par plusieurs petits parcs peu occupés.


Quelque trente kilomètres de route sans histoire, dans une campagne sans relief et asséchée par un soleil qui darde sans relâche. Nous savons maintenant ce qu'ont enduré les cowboys dans les déserts des films de western hollywoodiens. Autour de nous, des bovidés, des champs de cultures maraîchères et de maïs jaunis.

À deux pas du ''parque central'' de Las Tablas, l'hôtel Piamonte a de grandes chambres pour nous, dont la façade donne sur l'avenue Belisario Parras, du nom d'un ancien président du pays, né dans la petite municipalité de 9000 habitants. Il est 17 heures. Un long cortège en provenance de l'église Santa Librada tout près passe sous notre fenêtre. Une centaine de personnes, la mine déconfite, déambulent à largeur de rue derrière un corbillard appesanti par des couronnes de fleurs. L'air est lourd, les gens sont recueillis, sauf quatre hommes à la toute fin du cortège qui parlent entre eux, comme si de rien n'était. Le défunt n'est pas encore sous terre que déjà on commence à s'en d’ésintéresser.

Une bonne nuit de sommeil et nous voilà mûrs pour aller enquêter sur les dessous des ''polleras'' (sans jeu de mot coquin bien sûr). Il s'agit de ces robes de lin blanc que certaines artisanes de la région confectionnent pour qui voudrait les porter lors des grandes fêtes. Motifs colorés et complexes en font des chef d'œuvre très dispendieux pour quiconque veut les acquérir. On parle d'un travail à la main représentant de neuf à douze mois de travail. Le prix peut atteindre 5000 dollars pièce.

Nous voilà donc partis pour San José où, dit on, plusieurs artisanes ouvrent leurs ateliers. Une fois arrivés dans ce bourg de 1300 habitants seulement, aucune trace d'une quelconque boutique de fabrication ou de vente de ''polleras''. L'épicière nous indique du bout du doigt une maison où nous pourrions rencontrer une de ces brodeuses, Nous cognons donc à la dite porte qui nous est ouverte par le fils de la maison. Celui ci va chercher le papa, qui lui va chercher la mama, qui elle nous invite avec un grand sourire dans son salon. Elle nous montre d'abord une de ses œuvres puis, devant nos mines ébahies, elle en sort d'autres, puis d'autres et encore d'autres. Elle exécute quelques points devant nous, répond à nos questions, nous apprend qu'elle a une fille qui vit à Montréal, se fait photographier avec nous par son fils pour envoyer ce souvenir à sa fille à Montréal.  Tout cela en présence de son autre fille, qui sourit sans arrêt à voir le contentement de sa mère à étaler ses robes de toutes grandeurs sur le fauteuil devant nous. Reprenez votre souffle, ces phrases étaient longues

. Éventuellement, il nous faut prendre congé de cette famille si accueillante. Dommage, dans le feu de l'action, nous avons oublié de nous photographier nous mêmes en présence de cette dame et de sa famille. Il faudra aller chez sa fille à Montréal si nous voulons un jour réparer cette bévue.


Après ces beaux moments, nous partons pour la plage ''Las Comadres''. Pour nous y rendre, nous aboutissons au fond d'un cul de sac qui s'arrête au Pacifique. La mer monte, les vagues roulent, mais l'eau brunie par le sable n'est pas assez invitante pour y faire autre chose que se tremper les pieds et bailler aux corneilles, confortablement installés sur les rochers décorés de coquillages en train d'y fossiliser. Une frégate ((l’oiseau) tournoie au dessus de nos têtes, des chevaliers trempent leurs pattes délicates dans l'embrun. Nous avons tout pour être heureux. Nous venons de lire que les maisons unifamiliales se construisent à partir de 40 000$ dans le coin. Les fermiers annoncent des lots à vendre en bordure de mer. Deux pêcheurs viennent de mettre leur embarcation à l'eau. Une robuste chaloupe en fibre de verre de vingt pieds, qui rebondit sur les vagues, poussée par un moteur hors bord manipulé manuellement. S'il ne faisait pas si chaud, ce coin de paradis ferait un bon refuge pour hiverner.


L'avant midi a pris fin. Il est temps de dîner. Un restaurant tout à côté semble nous prier de lui faire l'honneur de notre présence. Nous acceptons son invitation indirecte. Les proprios discrets nous accueillent avec un sourire. Leur menu propose bien sûr des '' pescados'' (poissons) et des ''mariscos'' (fruits de mer) . Cela va de soi, avec une terrasse qui jouxte la plage, tout juste à côté de la mise à l'eau des pêcheurs. Les poissons doivent être frais. Le service est lent et nous en sommes aise. Cela nous permet de goûter le calme et la beauté du moment. La chair est succulente et les prix sont on ne peut plus raisonnables. À titre indicatif, pour dix dollars seulement, Thérèse s'offre quatre grosses langoustes, avec salade, frites et deux bières locales. Essayez de trouver la pareille en Gaspésie.


''El Nino'', vous connaissez? Ici à Las Platas il ne s'agit pas d'un courant marin du Pacifique sud. À chaque mois de janvier, à peu près à pareille date, le saint patron des enfants, ''El Nino'', fait l'objet d'un culte particulier. Les croyants, incluant surtout les enfants, marchent en procession dans la rue, le soir. Ils chantent, accompagnés par une fanfare dont le tambour major scande la cadence. Un char allégorique les accompagne, supportant la statue d'un bambin, derrière lequel est suspendu un oiseau blanc qui pourrait représenter le Saint-Esprit. Aucun prêtre ne semble les accompagner. À moins qu'il n'en ait, habillés en laïque, qui se confondent à la foule. Il ne s'agit là que d'un exemple de la Foi encore très vive qui anime les panaméens. Nous avons eu à date d'autres témoignages analogues, notamment lors d'un service religieux observé dans l'église de Nata. Les gens semblaient y vouer un attachement spécial à Jean - Paul 2, dont certains portaient l'image en effigie.


Le chemin est court entre Las Tablas et Pedasi.Nous décidons donc en cours de route de visiter sommairement La Palma et Pocri. Deux beaux petits villages aux maisons propres, colorées, bien entretenues. Définitivement, les habitants de la péninsule d'Azuero et de la province de Coclé ont un niveau de revenu supérieur à celui de leurs homologues mexicains. Leurs routes sont impeccables et leurs automobilistes y conduisent correctement. Pas de klaxons intempestifs. En outre, les panaméens vivent à aire ouverte, c'est-à-dire qu'ils ne clôturent pas leur propriété avec des murs de ciment de six pieds de haut comme le font les mexicains.


Pedasi se veut une ville touristique. De ce fait, l'ambiance y est moins fébrile et affairiste. On pourrait se croire dans un village de l'Ile d'Orléans en juillet, les érables et les épinettes en moins. On y compte 2500 habitants seulement. Encore plus qu'à Las Tablas, la publicité incite à l'achat de condos ou de lots pour quiconque cherche une résidence secondaire au soleil. Les agences immobilières y sont présentes. On veut du touriste qui s'établit, des vacanciers et retraités qui désirent vivre entourés de plages accueillantes, dans un milieu calme, champêtre et chic. Les appartements de une à trois chambres s'y vendent à partir de 97 000$. On peut penser que Pedasi dans vingt ans sera la Saint-Sauveur de la province de Los Santos. La spéculation foncière y est déjà installée. Le prix des propriétés y semble en effet sensiblement plus élevé qu'à Las Tablas.


Près de Pedasi, à environ cinq kilomètres au large de Playa El Arenal, on voit se profiler l'Isla Iguana, qui abrite un Refugio de Vida Sylvestre. Comme l'indique son nom, on y trouve des iguanes, mais aussi une plage paradisiaque que n'aurait pas dédaignée Robinson Crusoë.


Pour s'y rendre, de robustes chaloupes en fibre de verre de vingt pieds de long, poussées par des hors bord de quarante forces. Les vagues sont hautes. Elles feraient pâlir sinon blanchir de peur notre ami Jean. Rien à voir avec la houle que nous avions affronté ensemble en kayak sur le Saguenay. Nous parlons cette fois de déferlantes océaniques, qui font lever la proue à quarante cinq degrés, sinon plus. Gare à celles ou ceux qui n'ont pas de fesses, car le claquement répété et sec de la coque qui bascule de l'autre côté des vagues devient vite une épreuve pour des os non enveloppés.


Côté végétation, on y voit surtout des mangroves. Ici et là des cocotiers et des feuillus géants. Par cette chaleur éprouvante, ils nous prodiguent un écran protecteur apprécié. Aussi, des murs infranchissables d'arbustes de dix à douze pieds de haut, dont les troncs droits et rigides sont couverts d'épines d'un pouce et quart de long. Plus loin, des champs de graminées géants, que le vent fait balancer au dessus de nos têtes. Heureusement, des sentiers sont aménagés pour nous permettre de circuler dans cette jungle rébarbative. Sans contredit toutefois, le plus spectaculaire et exotique aspect de cette île est sa colonie de 5000 frégates. Et nous sommes là, au début de la période des amours, quand ces majestueux planeurs commencent à amasser des branches pour confectionner leur nid. Des heures d'un bal incessant de centaines de ces oiseaux rares autour et au dessus de nous. Les mâles avec leur gorge rouge qu'ils peuvent gonfler à volonté. Les femelles avec leur tête et leur poitrine blanche, qui commencent à se faire faire la cour. De très rares spécimens perchés, possiblement parce qu'en train ou en voie de se faire un nid. La très grande majorité volant et planant, à toutes les altitudes, en cercles et en zig zag, au dessus de la futaie destinée à devenir à court terme leur site de ponte et de couvée. Chanceux sont ceux qui à l'occasion voient planer en solitaire un de ces grands voyageurs au long cours, car ceux ci se tiennent le plus souvent loin des rivages. Comment appeler ceux qui comme nous en admirent des centaines à la fois, pendant toute une journée, souvent à quelques pieds de distance?

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Des pêcheurs - la playa Las Comadres

Un festin de fruits de mer

Préparation pour le transport pour Isla Iguana

Cratère créé par une bombe lors de la 2ième guerre mondiale

 Luc sur Isla Iguana

Thérèse sur Isla Iguana



jeudi 24 janvier 2013

EL VALLE, PROVINCE DE COCLÉ, 22 ET 23 JANVIER 2013.

Nous sommes sortis sains et saufs de Ciudad Panama avec notre Hyundai Elantra louée chez Avis. Le pont du Centenaire, l'autoroute Transamerica et nous voici en route pour El Valle de Anton, dans la province de Coclé. Cent trente kilomètres plus tard, nous voilà arrivés au bout de la route qui se termine dans cette vallée sise au fond d'un volcan éteint depuis quelques millions d'années. Des montagnes sur 360 degrés, dont certains sommets frôlent les 1200 mètres au dessus du niveau de la mer. Vers le nord ouest, sur les sommets, se profile la silhouette de l'India Dormida. C'est -à-dire un massif qui, si on se sert de son imagination, peut faire penser à une indienne endormie. Mireylla, la tenancière des Cabanas Potosi où nous logerons deux nuits, parle au moins quatre langues, dont heureusement le français. Elle est très volubile et ne se fait pas prier pour nous inonder d'informations sur la région. À un ou deux kilomètres du centre du village, son petit coin de paradis est tranquille et inspirant. Un beau jardin, des oiseaux multicolores, des voisins invisibles.
 
 
Il vente très fort. C'est apparemment exceptionnel en janvier. Cette forte brise est habituellement le fait des mois d'avril et mai. On se croirait à l'Isle-aux-Grues lorsque le nordais fait craquer les murs. Bien avant l'aurore le chant des coqs nous invite à sortir des draps. Parfois, le jappement des chiens les accompagnent. On dirait cette fois la Turquie ou le Mexique. Nous nous souvenons en effet qu'à chaque matin l'aboiement des chiens nous y levait du lit. Tous ces signes de la nature n'ont rien d'urbain. Nous voilà arrivés en pays champêtre.
 
 
Après un copieux déjeuner chez Massie, nous voilà partis pour le zoo El Nispero. Toute l'avant midi nous nous familiarisons avec la faune et la flore du Panama. Les oiseaux y sont particulièrement colorés, comme dans les films. À la différence que nous pouvons les contempler de visu cette fois de même que certains mammifères exotiques comme le tapir, l'ocelot et un félin qui nous était inconnu, soit le chat loutre. Nous dînons Chez Pepe, où on nous sert de délicieux ceviches, avec du manioc frit et des galettes de Plantin.
 
 
Puis, nous partons à pied pour la chute Chorro de Mozas ou la Fontaine des Jeunes Filles. Rien de spectaculaire, mais une marche agréable et surtout à l'ombre dans le lit à moitié desséché d'une rivière. Trois adolescents nous rappellent nos bravades de jeunesse. Du haut des rochers, ils se jettent dans le bassin au pied de la cascade. Trois jeunes étatsuniens en vacances se font griller sur des pierres plates. Au retour, nous nous amusons de l'allure coquace d'une ''bécosse'' en bambous qui borde la route de terre. Nous nous exclamons à la vue d'une demi douzaine de nids d'oropendolas qui pendent aux branches d'un même arbre gigantesque. Nous voilà rendus à nos cabanas. Le vent souffle toujours. Nous serons bien sur notre terrasse à rédiger notre journal de bord.Cette nuit encore nous dormirons bien, accompagnés par le chant colérique du nordais.

dimanche 20 janvier 2013

CIUDAD PANAMA,DU 15 AU 20 JANVIER 2013.

Départ en fin de nuit de Miami. L'avion décolle à 9h 25.Trois heures plus tard, le vol 0831 d'American Airlines se pose à Ciudad Panama. À la sortie de l'aérogare, M. Wever est bien présent, son panneau en main, sur lequel on peut lire le nom de Jacques. Il nous conduit sains et saufs à l'hostal Uracca, sur la Calle 44, en plein centre ville, à deux pas du Parque Uracca. Blotti entre deux tours immobilières modernes et blanches, le petit hôtel orange d'un étage avec sous sol se fait tout humble. Une tache de couleur,appétissante et accueillante. La tenancière , tout sourire, nous enregistre et nous donne deux porte clés en bois de dix pouces de long par deux de large. De vraies bouées. Ce sera 10$ d'amende si nous les perdons. Tout cela en espagnol. Seuls les clients parlent anglais ici.

Nos chambres sont petites mais coquettes. Nous sommes dans une espèce de pension où chacun peut faire sa bouffe et entreposer ses provisions dans les deux frigos communautaires. La majorité des pensionnaires a moins de trente ans. À voir la clientèle, on pourrait se croire dans une auberge de jeunesse. Le soir, tout ce beau monde regarde la télé ou son écran de portable dans la salle commune ou tout simplement lit ou jase en groupe sur la terrasse extérieure. Le matin, ils peuvent s'y faire cuire des rôties, s'y servir un café ou une tisane, boire un jus. C'est la maison qui l'offre. En après midi, des fauteuils et des hamacs ne demandent pas mieux que de leur y offrir une sieste pour traverser la canicule.

Notre deuxième journée se passe dans le Viejo Casco, soit le vieux Ciudad Panama. On se croirait dans une ville récemment bombardée et en reconstruction. Les vieux édifices y sont en lambeaux. L'effort de remise à neuf du vieux quartier est titanesque. Il reste tellement à faire que trop d'édifices historiques sont fermés. Les rues sont pleines de trous et de machinerie. Malgré cette déconvenue, notre visite nous permet d'imaginer combien ce quartier sera agréable à voir et à marcher dans quelques années. Nous terminons notre journée en traînant nos savates et en léchant les vitrines de la rue piétonnière Avenida Central du quartier Santa Ana. Belle occasion pour y scruter, mine de rien, la variété ethnique typique à cette capitale.

Il semble toujours faire beau et surtout chaud à Ciudad Panama. Nous prenons tout notre temps pour déjeuner, faire des provisions, prendre un bain de foule dans une cafétéria du Mercado Central, aller poser des questions au sujet de notre éventuelle location d'automobile chez Avis, préciser notreprogramme d'activités pour les prochains jours dans la région immédiate. Nous ne voyons pas le temps passer.

Déjà nous avons soupé. La brise nous rafraichit sous la pergola, Un groupe de ''back packers'' s'entretient avec le patron au comptoir. Ils ne s'entendent pas. Les jeunes repartent se chercher un lit ailleurs. Un portable traîne sur une table. Il en sort une musique rythmée qui n'a rien d'espagnol. On pourrait être dans un bar de Boston ou San Francisco. Belle ambiance d'une soirée d'été, en plein ''hiver'' de janvier. La température moyenne au Panama est de 27degrés centigrades à l'année longue.

Vendredi bien rempli aujourd'hui. Cinq taxis, deux autobus, un autocar, un train. Les deux derniers pour traverser du Pacifique à l'Atlantique et vice versa. Seulement 80 kilomètres d'une mer à l'autre, soit la longueur du canal de Panama, c'est-à-dire la distance entre les deux villes les plus populeuses du Panama, Ciudad Panama et Colon. 


Deux façons de bien mesurer la grandeur et la beauté du canal. D'abord, sur une plateforme entre deux trains de la Panama Canal Railway Company. En effet , la voie ferrée longe une majeure partie du bras d'eau, ce qui permet aux passagers de le suivre sans devoir y naviguer. Puis, sur un belvédère vitré, nous pouvons nous offrir le loisir d'assister à la lente remontée des navires, sur une hauteur de 90 pieds,de la mer des Caraïbes jusqu'au grand lac réservoir Gatún. La dimension des écluses est impressionnante de même que la rapidité des pompes à hisser ces bateaux mastodontes dans les trois bassins ascenseurs qui se succèdent. Toute cette infrastructure qui date de 1914 nous en met plein les yeux.

Colon a une très mauvaise réputation. Tous les guides de voyage recommandent de s'y aventurer le moins possible à pied, sauf dans la Zone Franche de même qu'à certains endroits précis plus touristiques et surveillés. C'est donc en taxi que nous y circulons. Ceci pour constater combien pauvre et délabrée est cette ville. Les maisons sont sales, décrépies et à l'abandon. Les rues sont cahoteuses et trouées de nids ''d'autruches''. Les gens sourient peu, sauf exceptions, si on les aborde.

Entre Colon et l'écluse de Gatun, notre randonnée en autobus local brinquebalant nous offre un bon moment. Surtout au retour, dans un véhicule bondé, duquel les passagers debout à l'avant doivent sortir pour faire place à quiconque est arrivé à destination. Sur un mur intérieur, on peut lire ''Decorado por Carlos 2006''. Eh bien ce Carlos en avait certes fumé du bon lorsqu'il réalisa ce graffiti excentrique. Un colosse se tient debout dans l'entrebâillement de la porte ouverte. Il est le garant des clients confinés dans l'escalier, puisqu'il leur tient lieu de barrière les empêchant d'être éjectés dans la rue à chaque soubresaut. C'est aussi lui qui reçoit le paiement des passagers lorsque ceux ci évacuent le véhicule.

Il fait très chaud en ce samedi et nous sommes déjà en début d'après midi quand nous décidons de quitter l'hôtel. Nous débutons par un dîner copieux à La Rosa Del Vientos. Puis,une visite au musée du Canal s'avère un choix judicieux pour quiconque recherche un milieu climatisé. Tout est en espagnol. Il nous est difficile de profiter au maximum de la quantité énorme d'informations mises à notre disposition. Nous regardons surtout les photos et les films qui sont très éloquents sur l'immensité et la complexité du projet d'ingénierie. Nous sommes en mesure de constater que la machinerie utilisée au début du 20 ème siècle pour ce genre d'entreprise de génie civil était déjà très productive. De plus, l'exposition du musée nous trace un tableau historique des nombreuses démarches politiques, ponctuées d'évènements sanglants, qui ont mené à la cession du canal aux panaméens par les étatsuniens en 1999.

Par bonheur, il nous est possible de louer des écouteurs pour la visite commentée en français de l'exposition Gauguin tout à côté. Nous y apprenons des faits nouveaux sur la vie et l’œuvre de ce peintre français auquel nous avions déjà été initiés au Musée des Beaux-Arts du Québec. Notamment qu'il a vécu quelques semaines à Colon au Panama et qu'il y a alors travaillé pour la compagnie française de construction du canal.

De retour dans la chaleur des rues de Casco Viego, nous sommes à même de constater la qualité architecturale de tout ce quartier ancien qui a été laissé à l'abandon pendant des décennies. Ce coin du Panama sera un bijou à voir lorsque seront terminés les travaux de rénovation et reconstitution. Les filles deviennent vite en nage sous le soleil de plomb. D'urgence, elles doivent s'offrir un rafraichissement. Elles hésitent entre une '' SLUSH '' ou une glace. Finalement elles s'offrent un cornet de sorbet qu'elles arrivent à peine à lécher à temps tellement il fond vite. Le retour à l'hôtel se fait à pied via la promenade qui longe la Baie de Panama.Agréable randonnée à pied à travers le port et le marché des pêcheurs. Un salut en passant à l'imposante statue de Vasco Nunez de Balboa. Il fut le premier espagnol à traverser l'isthme jusqu'au Pacifique. Il a donné son nom à la devise du Panama. Un Balboa vaut un dollar américain. Nous traversons avec peine la voie urbaine rapide et achalandée à laquelle il a aussi donné son patronyme. Quelques pas dans les ruelles trouées et sans nom et nous voilà arrivés à l'hôtel Urraca.

Dimanche est le jour du repos. C'est ce que nous faisons. Toute la journée, nous sommes assis en plein air au second étage d'un autobus dédié à un tour de ville pour touristes. L'autobus répète une tournée en boucle. Nous pouvons en descendre en certains points prédéterminés, visiter les environs, puis y remonter à nouveau. Nous avions déjà passablement visité le centre ville. Cette randonnée nous permet de mieux connaître l'agglomération plus large de Ciudad Panama. Par exemple, nous avons maintenant une bonne idée de l'allure que pouvait avoir le quartier occupé par les administrateurs et les employés étatsuniens avant la cession du Canal en 1999. Une reproduction d'une petite ville de Floride. Nous choisissons de dîner dans un restaurant italien , sur l'ile de Flamenco, à la toute extrémité du Calzado ( '' Causeway'' ) de Amador. Cette chaussée qui unit quatre iles au continent fut aménagée par les étatsuniens lors de la construction du canal. Il fallait bien trouver un endroit pour déposer les agrégats extirpés du chenal. Il en est résulté une presqu'ile artificielle de six kilomètres de long. Celle ci permet une avancée dans la Mer du Sud ( devenue Océan Pacifique ). Confortablement installés , nous optons pour la définition suivante du mot ''bonheur'' : ''prendre un bon repas sur l'île de Flamenco, avec comme panorama la vieille et la nouvelle Ciudad Panama au nord de même que les nombreux bateaux en file au sud, qui sortent du Canal ou qui attendent leur tour pour y transiter '' . Tout y est beau et invitant. De superbes marinas, une mer turquoise, des dizaines de gratte-ciel en ligne qui rappellent le profil de Hong Kong. 

Certaines de ces hautes tours à logements sont occupées par de riches étatsuniens et canadiens venus se réfugier à la chaleur du Panama. Et il s'en construit encore. Nous en avons vu cinq en cours de construction. Étonnant pour une agglomération de seulement 1,2 millions d'habitants. On peut douter que ces bâtiments luxueux et impressionnants appartiennent tous à des panaméens. Ils sont plutôt vraisemblablement le fait du commerce international généré par le Canal, avec toutes les activités de distribution, de courtage, d'assurance, d'import export et de financement qui gravitent autour. Certaines mauvaises langues parlent même de blanchiment d'argent. Il faut se rappeler que Panama est la deuxième plus importante zone franche au monde ( soit après Hong Kong) .

Tout cela pour dire que Panama connaît certes lui aussi son lot de corruption, d'écarts entre riches et pauvres et de pauvreté tout court. Toutefois, sans pouvoir la quantifier, une part des richesses emmenées par toute cette fébrilité économique profite aux panaméens, du moins si on se fie à la très grande importance des travaux publics constatés partout dans la capitale. Bien que pour attirer les capitaux étrangers le gouvernement accorde d'importants congés fiscaux, il semble tout de même en résulter quelque part certaines retombées pour la population locale.Dans quelle proportion, nous l'ignorons.Possiblement peu en termes relatifs, compte tenu de l'importance titanesque des sommes en cause. Tout de même beaucoup en termes absolus. En témoigne notamment le fait que l'éducation primaire et secondaire est gratuite au pays, incluant les fournitures scolaires.L'école y est obligatoire jusqu'à la neuvième année. Le taux d'alphabétisation y est de 90 pour cent.

Nous voilà rendus à lundi, la dernière journée de notre séjour d'une semaine à Ciudad Panama. Demain mardi, en route pour El Valle dans la province de Coclé. Pour clore notre séjour dans la capitale, nous décidons de visiter el Parque Metropolitan. Quatre kilomètres de marche dans quatre sentiers qui équivalent à un cours de forêt tropicale sèche et de forêt tropicale humide 101. Des arbres immenses que quatre hommes auraient peine à entourer. De beaux papillons dont un superbe aux ailes bleues. Une fourmilière géante dont les habitants par milliers nous font une longue parade sur des centaines de pieds. De longues et grosses lianes qui pendent de partout et que Tarzan aurait certes appréciées.Deux basto gato de la grosseur et de la couleur d'un lièvre . Des oiseaux du paradis, des diffenbachias et d'autres plantes exotiques, qui poussent ici naturellement alors qu'au Québec elles décorent nos salons. Un des sentiers mène au sommet d'une colline. De là, nous bénéficions sur 360 degrés d'une vue panoramique sur la ville, sur le Parque National Camino de Cruces, sur la Calzado de Amador et son ile Flamenco, sur le Mont Ancon, sur l'écluse Miraflores, la Ciudad del Saber et l'ancien quartier Clayton des étatsuniens qui travaillaient au Canal avant 2000. Bref, si nous avions grimpé ce promontoire à notre arrivée dans la capitale, nous aurions vu défiler la carte de la cité sous nos pas.

À demain donc à El Valle de Anton.



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La hostal Urraca, callé 44, Ciudad de Panama



 Une des maisons délabrées du Casco Viejo


Vont elles perdre leurs boules !!!!!
Un fabricant itinérant de ''SLUSH''

Les pêcheurs sont revenus au port

Vasco Nunez de Balboa, découvreur de la mer du Sud (Pacifique)